Le président en exercice de l'Union africaine arrive à Kinshasa le 20 août avec ce que les Congolais lui ont dit à Bujumbura. Cinq semaines après l'annonce du dialogue, l'ordonnance de convocation n'existe toujours pas.
Accord de principe le 17 juillet, marche suspendue le 20, veto contre Kabila le 25, demande d'enquête internationale le 28 : dix jours de séquence, et quatre questions sans réponse sur le format, les participants, la justice pour les victimes et le calendrier.
Le cardinal Fridolin Ambongo, archevêque de Kinshasa, a prononcé cette phrase devant une caméra de la Présidence, le vendredi 17 juillet, à la sortie d'une audience avec le chef de l'État. Trois autres responsables de confessions religieuses se tenaient à ses côtés. Aucun d'eux n'a parlé. En dix-huit jours, la ligne que Félix Tshisekedi tenait publiquement depuis son adresse à la Nation du 29 juin a bougé.