L'atelier des 4 et 5 août conclut que l'émergence économique dépend moins de nouvelles politiques sectorielles que de la cohérence de leur mise en œuvre sur le territoire. Six décisions annoncées, sept énumérées.
Le Conseil des ministres du 14 août ouvre deux dossiers pétroliers frontaliers, avec l'Ouganda au Lac Albert et l'Angola sur la Zone d'intérêt commun, et réclame l'inventaire du portefeuille national.
Sols contaminés, torchères à 80 mètres des maisons, maladies respiratoires doublées depuis 2001, 19 500 barils par jour et 234 millions de dollars de recettes. Un demi-siècle d'exploitation à Muanda, et toujours aucun document officiel qui chiffre les dégâts.
L'essence est fixée à 2 640 francs le litre à Kinshasa et 4 205 à l'Est. Sur ce prix, taxes et parafiscalité pèsent environ 58 %. Et l'État emprunte quand même des centaines de millions pour rembourser les pétroliers. Enquête sur la facture du plein.
Human Rights Watch a identifié cinq sites de torchage actifs dans la concession de Perenco à Muanda entre janvier 2025 et mars 2026, dont un à moins de 80 mètres des habitations, alors que la loi congolaise interdit le torchage. L'audit environnemental commandé par l'État en décembre 2024 n'a toujours pas été publié.
Le 23 juillet à Lubumbashi, la première Conférence sur les hydrocarbures a rappelé que la RDC n'exploite que 4,5 % d'un potentiel estimé à 22 milliards de barils. Le rapport ITIE 2023 dit ce que ce pétrole rapporte vraiment : 234 millions de dollars, contre 5,61 milliards pour les mines. Enquête sur un secteur qui promet des milliards et ne publie ni ses volumes, ni ses recettes.