Depuis l’anniversaire des 63 ans de Félix Tshisekedi, le 13 juin, une polémique court : le duo de réconciliation entre Koffi Olomidé et Fally Ipupa sur « Eputsha » aurait tourné court. Dans une interview, Koffi livre sa version et balaie le récit d’un fiasco.
Au milieu des années 1990, le fleuve Congo ne sépare pas seulement deux capitales. Il relie deux scènes, deux publics, deux manières de faire monter la danse. D’un côté, Wenge Musica, machine kinoise de la quatrième génération. De l’autre, Extra Musica, réponse brazzavilloise rapide, nerveuse et ambitieuse. BETO revient sur un duel de rives qui a donné au ndombolo une dimension transfrontalière.
Zaïko Langa Langa a incarné la grande rupture jeune de la rumba congolaise. Puis certains de ses enfants sont partis, et Papa Wemba a fini par fonder Viva La Musica, autre mythe de Kinshasa, autre école de style, autre manière d’habiter la scène. Ce duel n’oppose pas seulement deux orchestres : il raconte ce qui arrive quand une révolution musicale engendre sa propre dissidence.
Au tournant des années 2000, la musique congolaise ne se joue plus seulement dans les bars de Kinshasa. Elle se joue à Bercy, au Zénith, dans les clips, dans les Kora, dans les fanbases et dans la diaspora. Koffi Olomidé et Werrason ne viennent pas de la même matrice directe, mais leur face-à-face incarne une même question : qui peut régner sur l’époque ndombolo ?
Avant d’être racontée comme une rivalité, l’histoire de Papa Wemba et Koffi Olomidé commence par une proximité créative. D’un côté, le chef de Molokaï, la Sape, Viva La Musica et l’aura du rossignol. De l’autre, l’homme-idée, le tcha tcho, Quartier Latin et une manière très moderne de transformer la chanson en pouvoir.
Dans les années 1970, la musique congolaise est dominée par des orchestres masculins, des chefs masculins et des publics habitués à commenter les femmes plus qu’à les écouter. Abeti Masikini et M’Pongo Love ont déplacé cette histoire. L’une impose la scène, la discipline et l’ambition internationale ; l’autre impose une voix, une douleur, une dignité féminine et un lien profond avec Kinshasa.
À la fin des années 1990, la rupture de Wenge Musica ne se vit pas comme une simple séparation d’orchestre. Elle devient une affaire nationale, une ligne de fracture populaire, une bataille de sons, de scènes et de fidélités. BETO revient sur le duel JB Mpiana-Werrason, l’un des plus puissants récits modernes de la musique congolaise.
Avant les fanbases numériques, avant le ndombolo et les guerres de clans, il y eut ce face-à-face immense : Franco Luambo Makiadi et Tabu Ley Rochereau. Deux orchestres, deux publics, deux manières de chanter le Congo. BETO revient sur le duel qui a installé la rumba congolaise comme une affaire de sons, de pouvoir, de mémoire et de fidélité.
La chanteuse congolaise Déborah Tshimpaka Mulanga, alias Rebo Tchulo, est poursuivie devant le tribunal militaire de Kinshasa/Ngaliema pour incitation de militaires et tolérance présumée d’actes de torture. Elle plaide non coupable et encourt jusqu’à 20 ans de prison.