La mortalité maternelle a doublé en Ituri depuis le 25 mai. Plus de six femmes y meurent chaque semaine de complications d'accouchement, sans avoir contracté le virus. L'appel des Nations unies pour la santé reproductive dans les zones touchées est financé à moins de 10 %.
Quarante-deux ans après 1984, la RDC prépare son deuxième recensement : 200 000 agents, 150 000 tablettes, 192 millions de dollars et un dénombrement en juillet 2027. Reste une question que le calendrier ne règle pas, celle des zones occupées.
L'épidémie d'Ebola tue aussi loin des centres de traitement, et sans que le virus soit toujours en cause. Dans l'est de la RDC, la peur de la contamination éloigne les femmes enceintes des structures de santé. Résultat : des mères et des nouveau-nés meurent de causes évitables. Le Fonds des Nations unies pour la population, l'UNFPA, alerte sur cette seconde épidémie, plus silencieuse, qui monte à l'ombre de la première.