Famille & Genre Ebola : la mortalité invisible, quand la peur éloigne les femmes enceintes des hôpitaux
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Ebola : la mortalité invisible, quand la peur éloigne les femmes enceintes des hôpitaux

L'épidémie d'Ebola tue aussi loin des centres de traitement, et sans que le virus soit toujours en cause. Dans l'est de la RDC, la peur de la contamination éloigne les femmes enceintes des structures de santé. Résultat : des mères et des nouveau-nés meurent de causes évitables. Le Fonds des Nations unies pour la population, l'UNFPA, alerte sur cette seconde épidémie, plus silencieuse, qui monte à l'ombre de la première.

Ebola : la mortalité invisible, quand la peur éloigne les femmes enceintes des hôpitaux
AFP

La Rédaction
Kinshasa - 2 JUILLET 2026 - 09:02 WAT · 2 min de lecture

L’épidémie d’Ebola tue aussi loin des centres de traitement, et sans que le virus soit toujours en cause. Dans l’est de la RDC, la peur de la contamination éloigne les femmes enceintes des structures de santé. Résultat : des mères et des nouveau-nés meurent de causes évitables. Le Fonds des Nations unies pour la population, l’UNFPA, alerte sur cette seconde épidémie, plus silencieuse, qui monte à l’ombre de la première.

Le mécanisme est simple et implacable. Par crainte d’Ebola, des femmes renoncent aux consultations prénatales, retardent les soins ou accouchent à domicile malgré les complications. « La plupart du temps, on ne leur fait plus confiance, aux équipes de santé, ou bien ces établissements ne sont plus sûrs », explique Noemi Dalmonte, représentante adjointe de l’UNFPA en RDC. La méfiance se paie en vies. Elle frappe celles qui auraient dû être suivies.

Les données confirment l’alerte. Dans la région la plus touchée, la mortalité maternelle a doublé depuis le 25 mai. Pour les femmes enceintes qui contractent le virus, la létalité atteint 90 %. La mortalité périnatale grimpe, elle aussi, jusqu’à des niveaux extrêmes dans certains contextes. « Une deuxième crise, plus discrète, liée aux décès évitables de mères et de nouveau-nés », résume Noemi Dalmonte. Le mot juste est là : évitables.

L’enjeu dépasse la seule lutte contre Ebola. Il touche à la continuité des soins de base, celle qui s’effondre quand la confiance disparaît. Une riposte efficace devrait protéger les maternités autant que traquer les cas. Sans cela, l’épidémie continuera de faire des victimes que nul ne compte parmi les morts d’Ebola. Ce sont les oubliées de la crise. Les protéger relève de la même urgence.

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