En continu Beni : au moins 14 morts en 48 heures dans des attaques attribuées aux ADF à Mangina

Beni : au moins 14 morts en 48 heures dans des attaques attribuées aux ADF à Mangina

Beni : au moins 14 morts en 48 heures dans des attaques attribuées aux ADF à Mangina
AFP

Rédaction Kinshasa
Kinshasa - 16 JUILLET 2026 - 15:02 WAT · 3 min de lecture

La commune rurale de Mangina, située dans le territoire de Beni, au Nord-Kivu, est une nouvelle fois plongée dans le deuil. Dans la nuit du mercredi 15 au jeudi 16 juillet 2026, des terroristes présumés des Forces démocratiques alliées (ADF) ont mené une incursion meurtrière qui a fait au moins dix morts, selon les autorités locales.

L’attaque a visé le bloc Ntobili, dans le quartier Makukulu. D’après des sources locales, les assaillants ont fait irruption de maison en maison, exécutant plusieurs civils avant d’incendier des habitations.

«Ils ont tué au moins dix personnes et blessé plusieurs autres. Ils ont également incendié des maisons avant de prendre la fuite », témoigne, encore sous le choc, un habitant de Mangina.

Le bourgmestre de la commune rurale de Mangina, Nicolas Kikuku, a confirmé l’attaque. Il a indiqué que les assaillants ont finalement été repoussés grâce à l’intervention des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC).

Cette nouvelle tragédie survient moins de 24 heures après une précédente attaque dans la même commune, qui avait déjà coûté la vie à au moins quatre civils. Le bilan des deux attaques s’élève ainsi à au moins 14 morts en l’espace de 48 heures.

Toutefois, l’armée avance un bilan différent. Le porte-parole du secteur opérationnel Sokola I Grand-Nord, le lieutenant Elongo Kyondwa Marc, fait état de huit civils tués lors de la dernière attaque. Selon lui, ces terroristes, traqués par les FARDC dans la forêt de Mayangose, auraient fui la pression militaire avant de s’en prendre à des populations civiles en guise de représailles.

Face à cette recrudescence de la violence, le bourgmestre a appelé la population à redoubler de vigilance afin de limiter les risques d’incursions ennemies.

De son côté, la société civile locale dénonce de graves failles sécuritaires. Selon plusieurs structures citoyennes, la présence des assaillants avait été signalée bien avant le massacre, mais les alertes lancées par les habitants n’auraient pas été suivies d’une intervention efficace.

Déplorant ce qu’elle qualifie de manque d’anticipation des services de sécurité, la société civile exige un renforcement immédiat des dispositifs de protection des civils. Elle appelle également les forces engagées dans les opérations militaires à intensifier les offensives contre les ADF afin de mettre un terme aux massacres qui continuent de frapper la région de Beni.

Azarias Mokonzi

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