Santé Ebola en RDC : 3 973 cas confirmés et 1 801 décès au 4 août, 71,2 % des 52 décès du jour survenus dans la communauté
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Ebola en RDC : 3 973 cas confirmés et 1 801 décès au 4 août, 71,2 % des 52 décès du jour survenus dans la communauté

Équipe de riposte contre Ebola en Ituri, dans l'est de la République démocratique du Congo

Ebola en RDC : 3 973 cas confirmés et 1 801 décès au 4 août, 71,2 % des 52 décès du jour survenus dans la communauté
AFP

La Rédaction
Kinshasa - 6 AOÛT 2026 - 23:10 WAT · 5 min de lecture

Le rapport de situation n°082 du Centre d’opérations d’urgence de santé publique, arrêté au 4 août et publié le 5, porte le cumul de la 17e épidémie de maladie à virus Ebola à 3 973 cas confirmés et 1 801 décès, soit une létalité de 45,3 %. La journée ajoute 99 cas confirmés, 52 décès et 27 guérisons, contre 72 cas et 44 décès la veille. Les confirmations se répartissent entre l’Ituri (85), le Nord-Kivu (10) et le Haut-Uélé (4), les guérisons entre l’Ituri (25) et le Nord-Kivu (2). Le cumul des guéris atteint 776 et le nombre de patients en isolement 674, un total qui exclut le Haut-Uélé, porté en ND.

Le cumul des décès ne progresse pourtant que de 50 unités. Le COUSP s’en explique dès la première page : « Le cumul national de décès ne progresse toutefois que de 50 unités : le total provincial du Nord-Kivu publié dans l’édition précédente dépassait de deux unités la somme de ses zones de santé, écart résorbé dans la présente édition. » Le Nord-Kivu passe ainsi de 290 à 292 décès cumulés alors qu’il en enregistre 4 dans la journée, et sa létalité provinciale revient de 68,1 % à 67,0 %.

Sur les 52 décès du jour, 37 ont été confirmés par prélèvement post-mortem dans la communauté, soit 71,2 %. Le rapport de la veille annonçait 63,6 %, une valeur que ses propres tableaux ne recoupaient pas. Quinze sont survenus en centre de traitement. L’Ituri en concentre 47, dont 35 communautaires, les 12 décès intra-CTE se répartissant entre sept zones de santé, dont Rwampara (3) et Nia-Nia (3). Les 4 décès du Nord-Kivu sont tous survenus à Katwa, celui du Haut-Uélé à Isiro. L’Ituri porte 87,1 % des cas cumulés et 85,9 % des confirmations du jour ; six de ses zones de santé, Bunia (950) et Rwampara (692) en tête, rassemblent 72,9 % du cumul national.

Le pilier prise en charge holistique écrit : « Inauguration officielle du CTE de Rwankole par le gouverneur militaire ; grève avec manifestation des prestataires du CTE CME dans la matinée. » Le nouveau centre affiche une capacité de 120 lits. Le pilier communication rapporte au même endroit « la colère d’hygiénistes réclamant le paiement de leurs primes », qui a perturbé l’admission des malades au CTE CME. La capacité rapportée pour l’Ituri reste de 833 lits, occupée à 56,2 % par 468 patients en isolement. Le CTE de Nizi est à 233 %, celui de l’ISTM à 147 %, celui de Bambu à 140 %.

Le suivi des contacts recule pour la troisième journée consécutive, à 75,3 % après 78,4 % et 79,2 %, pour un seuil opérationnel de 95 %. Sur 17 781 contacts inscrits, 13 393 ont été vus. L’Ituri est à 77,4 %, le Nord-Kivu à 74,1 %, la Tshopo ne rapporte rien. Le Haut-Uélé tombe à 49,9 %, son effectif étant porté à 641 après le listage de 131 nouveaux contacts à Isiro, Boma Mangbetu restant à 25,0 %. Le nombre de contacts vus qu’il rapporte, 320, est identique à celui de la veille. En Ituri, 2 475 contacts n’ont pas été vus, dont 846 à Mangala (47,9 % de suivi) et 810 à Bunia (41,6 %) ; Bambu, Damas, Kambala, Kilo et Lolwa n’ont aucun contact listé.

L’investigation des alertes poursuit sa chute : 876 alertes investiguées sur 1 335 gérées, soit 65,6 %, après 82,3 % la veille. « L’Ituri détient 569 alertes et n’en investigue que 279 (49,0 %) », écrit le COUSP. Le Nord-Kivu en traite 570 sur 738 (77,2 %), Beni en concentrant 245 à elle seule ; le Haut-Uélé 21 sur 22 ; le Sud-Kivu 6 sur 6. Ces alertes ont produit 267 cas suspects selon le total du tableau, qui en ventile 173 validés vivants et 89 décès communautaires, soit 262.

Le Nord-Kivu vient de connaître sa pire semaine. « Au Nord-Kivu, la S31 est la semaine la plus élevée depuis le début de l’épidémie avec 101 cas notifiés, après 82 en S30 », note le rapport. La province ajoute une aire de santé touchée et passe à 74 sur 684. Son pilier prévention et contrôle des infections indique qu’« aucun des 12 ménages de cas confirmés n’a été décontaminé ». Le COUSP constate que « la présentation du 4 août ne comporte pas de rubrique de continuité des services essentiels ; aucune donnée n’est rapportée pour la journée ». Aucune capacité en lits n’est rapportée pour ses structures, où 186 malades sont en isolement.

Au Haut-Uélé, le CTE d’Isiro « est fonctionnel mais reste insuffisamment équipé (équipements, eau et électricité) ». Le laboratoire de diagnostic de la ville a été doté d’un système solaire, mis en fonctionnement le 4 août sur financement de l’OMS. Ses 4 échantillons testés sont tous positifs. Aux points de passage, le COUSP écrit : « La province ne compte que 10 PoE/PoC activés sur les 33 prioritaires et aucune alerte n’y a été notifiée depuis le début de l’épidémie. »

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B
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