Huit nouveaux cas confirmés d'Ebola notifiés le 30 août au Nord-Kivu. La province cumule 823 cas confirmés et 574 décès, soit 70 % de létalité, la plus élevée des six provinces touchées par la 17e épidémie.
Cent jours après la déclaration de l'épidémie, l'OMS recense plus de 5 200 cas et parle de la progression la plus rapide jamais observée en RDC. L'Ituri concentre 85 % des cas et 79 % des décès, et six décès sur dix surviennent hors des hôpitaux.
L'OMS acte que l'épidémie de maladie à virus Bundibugyo est la plus importante flambée d'Ebola jamais enregistrée en RDC, toutes espèces confondues. 4 566 cas confirmés et 2 128 décès au 13 août, contre 3 470 cas en vingt-trois mois en 2018-2020.
Le rapport du COUSP arrêté au 12 août inscrit le Bas-Uélé parmi les provinces atteintes, après le décès d’un conducteur de moto-taxi à Buta. L’épidémie totalise 4 665 cas confirmés et 2 184 décès, pour six provinces et 54 zones de santé touchées.
Le rapport de situation de l'INSP arrêté au 6 août et publié le 7 porte la 17e épidémie de maladie à virus Ebola à 4 120 cas confirmés et 1 887 décès dans cinq provinces, soit une létalité de 45,8 %. L'épidémie touche 53 zones de santé sur 140 et le suivi des contacts remonte à 83,7 %.
Le bilan diffusé le 31 juillet 2026 annonce 3 124 morts du choléra en RDC depuis janvier. Trois séries officielles publiées cette année donnent un rythme trois fois plus lent, et une carte différente à chaque document.
Une enquête relayée par la revue Science situe les premiers foyers de la 17e épidémie d’Ebola en janvier 2026 à Mongbwalu, en Ituri, soit quatre mois avant la déclaration du 15 mai. Ses auteurs estiment à plus de 500 le nombre de cas suspects survenus dans l’intervalle.
Dans un village enclavé du territoire de Lubero, neuf personnes seraient mortes en deux semaines d'un mal non identifié, selon la société civile locale. Une équipe est arrivée pour des prélèvements, dans une zone déjà minée par l'insécurité.
Partie d'Ituri, l'épidémie d'Ebola essaime par cas importés vers le Haut-Uele et la Tshopo. Deux malades venus de Nia-Nia, dont un décès, rappellent que la fuite des personnes précède le virus.
Selon l'INSP, 11 360 personnes contacts étaient suivies au 2 juillet, dont 81,8 % vues en vingt-quatre heures. Un maillage humain qui conditionne l'issue de la 17e épidémie.