Dans un village enclavé du territoire de Lubero, neuf personnes seraient mortes en deux semaines d'un mal non identifié, selon la société civile locale. Une équipe est arrivée pour des prélèvements, dans une zone déjà minée par l'insécurité.
Partie d'Ituri, l'épidémie d'Ebola essaime par cas importés vers le Haut-Uele et la Tshopo. Deux malades venus de Nia-Nia, dont un décès, rappellent que la fuite des personnes précède le virus.
Selon l'INSP, 11 360 personnes contacts étaient suivies au 2 juillet, dont 81,8 % vues en vingt-quatre heures. Un maillage humain qui conditionne l'issue de la 17e épidémie.
Face à une défiance qui a coûté un centre de traitement incendié et deux morts, la riposte a touché plus de 260 000 personnes en Ituri par des dialogues communautaires et l'appui des leaders locaux.
En un mois, l'épidémie d'Ebola est passée de 15 à 33 zones de santé, sans quitter trois provinces de l'Est. Son front le plus avancé, à Nia-Nia, fait redouter un saut vers la Tshopo.
Le dernier rapport de l'INSP, arrêté au 2 juillet, fait état de 1 502 cas confirmés et 473 décès. La riposte enregistre 213 guérisons et un premier essai de traitement à Bunia, mais reste entravée par l'insécurité.
En cinq semaines, la 17e épidémie d'Ebola est passée de quelques centaines de cas à plus d'un millier. Au 21 juin, 1 048 cas confirmés et 267 décès : vitesse, létalité et concentration en Ituri.
En un mois, l'épidémie d'Ebola déclarée dans l'Ituri est passée de huit cas confirmés à plus de sept cents, et de zéro à 149 morts. Causée par une souche rare sans vaccin homologué, elle déborde déjà sur deux autres provinces et l'Ouganda.
Au 6 juin 2026, la RDC comptait 515 cas confirmés d’Ebola Bundibugyo, dont 91 décès confirmés, selon l’Organisation mondiale de la santé. L’épidémie reste concentrée en Ituri, mais des cas ont aussi été signalés au Nord-Kivu, au Sud-Kivu et en Ouganda.