Dans les territoires de l'est sous contrôle de l'AFC/M23, aucun cas confirmé n'est actuellement signalé. L'OMS se garde pourtant d'y voir la fin de l'épidémie, faute de chaînes de transmission reconstituées.
Contre l'épidémie d'Ebola déclarée le 15 mai, la RDC ne dispose ni du vaccin Ervebo ni d'un traitement homologué. La stratégie repose sur le dépistage, le traçage et les soins de soutien, en attendant les résultats d'un essai clinique lancé le 2 juillet.
Face à une souche sans vaccin, le dépistage est la première ligne. En deux mois, la RDC est passée d'un dépistage centralisé à Kinshasa à dix laboratoires de terrain, et l'OMS a homologué en urgence le premier test moléculaire du virus Bundibugyo.
Le dernier point des autorités sanitaires, arrêté au 6 juillet, recense 1 708 cas confirmés et 580 décès. L'épidémie de fièvre Bundibugyo gagne la zone de santé de Boga, en Ituri, tandis que 280 patients ont guéri.
Sans cas confirmé sur son sol à la fin mai, la Tshopo verrouille ses portes. Interdiction d'entrée des corps, contrôles routiers, rassemblements suspendus : la province voisine de l'Ituri joue la prévention.
L'Institut national de santé publique fait état de 1 561 cas confirmés et 506 décès au 4 juillet, avec une létalité de 32,4 %. La barre des 500 morts est franchie ; le suivi des contacts se maintient à 81,6 %.
L'Institut national de santé publique fait état de 1 528 cas confirmés et 492 décès au 3 juillet, avec une létalité de 32,2 %. La riposte se renforce en Ituri, au Nord-Kivu et au Sud-Kivu, mais reste entravée par l'insécurité.
Le taux de décès parmi les cas confirmés d'Ebola est passé d'environ 18 % début juin à plus de 30 % fin juin. Une courbe qui en dit long sur les retards de prise en charge.
Plus de 71 200 cas et 2 070 morts en 2025, la pire épidémie de choléra en 25 ans selon l'UNICEF. Sa cause profonde n'est pas médicale, mais l'accès à l'eau potable, le plus bas d'Afrique.
L'épidémie d'Ebola qui frappe l'est de la République démocratique du Congo n'est pas qu'une crise sanitaire. C'est aussi un choc économique, et le Programme des Nations unies pour le développement, le PNUD, vient d'en donner la mesure. Selon son analyse, la facture pourrait atteindre jusqu'à 3,6 milliards de dollars pour le continent africain, et menacer des dizaines de milliers d'emplois. Pour la seule RDC, la perte de production dépasserait le milliard de dollars.