Sénateurs et députés du Haut-Uélé sont arrivés vendredi à Isiro, à l'invitation du gouverneur Jean Bakomito, pour sensibiliser contre Ebola. La ville avait déjà connu une flambée de virus Bundibugyo en 2012, avec onze cas et neuf décès.
Le rapport du COUSP arrêté au 12 août inscrit le Bas-Uélé parmi les provinces atteintes, après le décès d’un conducteur de moto-taxi à Buta. L’épidémie totalise 4 665 cas confirmés et 2 184 décès, pour six provinces et 54 zones de santé touchées.
Le rapport de situation N°092 du Centre d’opérations d’urgence de santé publique, arrêté au 14 août et mis en ligne le 15, enregistre 116 nouveaux cas confirmés et 58 décès en vingt-quatre heures. Le cumul atteint 4 843 cas et 2 272 décès. Les douze confirmations du Haut-Uélé proviennent toutes de la zone de santé de Wamba.
Le rapport de situation de l'INSP arrêté au 6 août et publié le 7 porte la 17e épidémie de maladie à virus Ebola à 4 120 cas confirmés et 1 887 décès dans cinq provinces, soit une létalité de 45,8 %. L'épidémie touche 53 zones de santé sur 140 et le suivi des contacts remonte à 83,7 %.
Dix-sept échantillons reçus, huit analysés, quatre positifs : le rapport n°078 du COUSP rappelle qu'un seul des treize laboratoires planifiés du Haut-Uélé fonctionne, aux Cliniques universitaires de l'Uélé à Isiro.
La dix-septième épidémie d’Ebola a dépassé les 3 000 cas confirmés. Le rapport de situation numéro 071 du COUSP/INSP, arrêté au 24 juillet, fait état de 3 075 cas confirmés et de 1 354 décès parmi eux, soit une létalité de 44,0 %, pour 556 guéris et 755 patients en isolement. En vingt-quatre heures, 102 nouvelles confirmations, dont 87 en Ituri, et 45 décès. Aucune zone de santé nouvelle : 48 sur 140.
Le rapport de situation n°070 de l'INSP, arrêté au 23 juillet, porte le bilan de la dix-septième épidémie à 2 973 cas confirmés et 1 309 décès, pour une létalité de 44,0 %. La zone de santé de Rungu, dans le Haut-Uélé, devient la 48e touchée. Le suivi des contacts reste à 73,9 %, et la province où le virus vient d'arriver n'a pas transmis ses données.
Traqués à Mambasa, les rebelles affiliés à l'organisation État islamique cherchent un nouveau sanctuaire dans les forêts du Haut-Uélé. Face à ce front qui s'ouvre, cinq provinces tentent de coordonner la riposte.