Politique Dialogue national : « ni artifice politique ni pression », Vital Kamerhe défend l’initiative de Tshisekedi
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Dialogue national : « ni artifice politique ni pression », Vital Kamerhe défend l’initiative de Tshisekedi

L'ancien président de l'Assemblée nationale apporte son soutien au processus annoncé par Félix Tshisekedi et reprend son constat sur les accords passés, signés « sans transformer en profondeur ».

Dialogue national : « ni artifice politique ni pression », Vital Kamerhe défend l’initiative de Tshisekedi
AFP

Rédaction Kinshasa
Kinshasa - 28 AOÛT 2026 - 10:51 WAT · 3 min de lecture

Vital Kamerhe a apporté son soutien au Dialogue national quelques heures après l’allocution de Félix Tshisekedi. Dans un message publié sur son compte X le vendredi 28 août 2026 à 00h31 TU, l’ancien président de l’Assemblée nationale écrit que ce processus « marque une rupture méthodologique inédite ».

Le président de l’Union pour la nation congolaise motive ce jugement par la place faite à la population : le dialogue « replace enfin les causes profondes des crises congolaises au cœur du débat national, en faisant de notre peuple à la fois le principal acteur du diagnostic, une partie prenante essentielle aux discussions et, surtout, l’architecte des solutions à construire ».

Le même constat que le chef de l’État

Sur le bilan des processus antérieurs, Vital Kamerhe rejoint mot pour mot l’autocritique présidentielle. « Nous avons trop souvent signé sans transformer en profondeur, traité les conséquences sans toujours nous attaquer aux causes et différé ce que l’urgence nationale commandait pourtant de résoudre », écrit-il, citant la Conférence nationale souveraine et les différents accords de paix.

La veille, dans son allocution, Félix Tshisekedi avait posé le même diagnostic en d’autres termes : « Trop souvent, la signature a été confondue avec l’action. » Le processus annoncé doit tenir en trois mois au maximum.

Ni artifice ni pression, dit-il

L’ancien président de l’Assemblée nationale devance une objection. « Cette démarche ne procède ni d’un artifice politique ni d’une quelconque pression intérieure ou extérieure », affirme-t-il, y voyant une volonté souveraine d’engager la Nation dans un moment de vérité, sans compromission sur la souveraineté et dans le respect des institutions.

Il dit reconnaître dans l’initiative « les jalons indispensables à l’émergence d’un véritable État stratège, capable de penser souverainement son avenir, d’anticiper les crises, de mobiliser ses forces vives et de conduire les transformations les plus courageuses ».

Sur les garanties, il s’en remet à la parole du chef de l’État : « Il ne saurait y avoir de garantie plus forte que l’engagement personnel exprimé par le Chef de l’État à assurer les conditions d’une expression libre, d’une participation équitable et d’un débat responsable. » Le message se referme sur une formule : « Le Congo doit aimer le Congo et l’Afrique doit aimer l’Afrique. »

Une voix qui n’est plus au perchoir

Vital Kamerhe avait été élu président de l’Assemblée nationale le 22 mai 2024, quinze ans après un premier passage au perchoir. Il a démissionné le 23 septembre 2025. Aimé Boji lui a succédé le 14 novembre 2025. Il demeure président de l’UNC, formation membre de l’Union sacrée.

Son message ne dit rien de la participation de son parti aux forums provinciaux ni des noms qu’il souhaiterait voir siéger. Il rompt en revanche un silence que nous avions relevé chez plusieurs alliés du chef de l’État. Radio Okapi a rendu compte de cette prise de position le 28 août au matin.

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