Environnement & Climat Transformer « l’or bleu » en revenus: que faut-il attendre du nouvel Office congolais de l’eau
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Transformer « l’or bleu » en revenus: que faut-il attendre du nouvel Office congolais de l’eau

Au cours d'un briefing presse à Kinshasa, la ministre de l'Environnement Marie Nyange Ndambo a défendu la création d'un Office congolais de l'eau, présenté comme un outil pour tirer des revenus d'une ressource dont la RDC détiendrait, selon elle, plus de la moitié des réserves d'eau douce d'Afrique.

(Noella Nyirabihogo/Global Press Journal)
AFP

La Rédaction
Kinshasa - 8 JUILLET 2026 - 19:14 WAT · 3 min de lecture

La République démocratique du Congo veut se doter d’un Office congolais de l’eau. La ministre de l’Environnement, du Développement durable et de la nouvelle Économie du climat, Marie Nyange Ndambo, en a défendu le principe mardi 7 juillet à Kinshasa, invitée d’un briefing presse consacré à la réforme. Son argument tient en une image : dans un pays qui, selon elle, concentre l’essentiel des réserves d’eau douce du continent, cette ressource reste économiquement inexploitée.

La ministre situe l’enjeu à l’échelle continentale. « Je voudrais préciser ici que la RDC a plus de 50% d’eau douce d’Afrique. Et comme vous savez, aujourd’hui, l’eau est qualifiée de l’Or bleu. Avec l’eau, vous pouvez réaliser toute une économie », a-t-elle déclaré, avant d’avertir que la ressource n’est pas infinie : « je vous dis en passant que l’eau peut s’épuiser aussi. Il y a des facteurs qui génèrent l’eau. Et donc si ces facteurs sont en souffrance, on peut se retrouver avec des sources qui tarissent ».

La finalité affichée est double : préserver et monétiser. « Pour affirmer notre leadership dans ce domaine et donner au pays les ressources financières à partir de l’eau, il fallait créer l’Office congolais de l’eau », a expliqué la ministre, qui placera la structure sous sa tutelle. L’organe doit aussi, selon elle, examiner « toutes les problématiques liées à la carence d’eau dans beaucoup de pays régionaux ».

C’est là que le dossier dépasse la seule gestion domestique. Marie Nyange Ndambo inscrit l’eau congolaise dans la géopolitique régionale, citant la dépendance de l’Égypte au Nil et l’assèchement du lac Tchad. « Le lac Tchad est en train de tarir et le seul salut pour nos frères de cette sous région, c’est l’eau de la RDC », a-t-elle affirmé, présentant l’anticipation comme une décision du chef de l’État. Le président Félix Tshisekedi, selon la ministre, a estimé qu’il fallait créer cet office pour « travailler de manière stratégique » sur la gestion de la ressource et la coopération avec les pays voisins.

Reste la marche entre l’intention et l’institution. La ministre n’a pas précisé le calendrier législatif, le statut juridique ni les moyens de l’office, alors que la RDC compte déjà des organismes publics du secteur, dont la Regideso pour la distribution d’eau. « Avec cet Office qui va être sous ma tutelle, nous allons travailler sur les stratégies pour que l’eau de la RDC procure des revenus à la République », a résumé la ministre.

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B
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