Le ministre provincial de l’Environnement Léon Mulumba a annoncé lundi des équipes de surveillance permanentes pour sanctionner la réoccupation des emprises publiques à Kinshasa. Quinze mois après le lancement de « Bala bala eza Wenze te », un édit provincial adopté en 2023 prévoyait déjà une commission de contrôle et de surveillance, sans qu’aucune promulgation soit connue.
Un plan de 565 millions de dollars, une contribution hebdomadaire demandée aux ménages, un pari sur le déchet-richesse : derrière les félicitations à la Task Force, l'enjeu du financement et de la durée. Et la question laissée dans l'ombre : qui paie les 5 000 bâtisseurs, et pour combien de temps ?
Des contrevenants forcés de faire des pompes, des coups de fouet dénoncés : un « bâtisseur » a-t-il le droit de punir un citoyen ? La réponse du droit congolais est nette, et rejoint celle du commandant du Service national lui-même.
Deux semaines après le lancement de ses opérations, la Task Force présidentielle d'assainissement de Kinshasa a transformé quelques artères, essuyé des attaques et suscité autant d'espoirs que de doutes. Avancées par commune, difficultés, impact sur les Kinois : l'état des lieux.
Critiquée pour son bilan environnemental, la ministre Marie Nyange Ndambo annonce une loi sur l'assainissement attendue à la session de septembre et un travail sur les déchets plastiques de Kinshasa.
Plus de 71 200 cas et 2 070 morts en 2025, la pire épidémie de choléra en 25 ans selon l'UNICEF. Sa cause profonde n'est pas médicale, mais l'accès à l'eau potable, le plus bas d'Afrique.