Le Conseil des ministres du 14 août ouvre deux dossiers pétroliers frontaliers, avec l'Ouganda au Lac Albert et l'Angola sur la Zone d'intérêt commun, et réclame l'inventaire du portefeuille national.
L'IGF chiffre à 24,3 % le taux de décaissement du portefeuille extérieur congolais. Plus de 8,3 milliards de dollars restent non mobilisés, un plan de redressement est exigé.
Réunion d’évaluation à Kinshasa, renvoi de la loi référendaire au Parlement à la veille de l’échéance, et annonce d’une marche nationale le 15 septembre.
Les termes de référence de la Campagne permanente de solidarité nationale, huit pages consultées par BETO, fixent le lancement au 25 août par le chef de l'État et détaillent audit, plateforme de suivi et rapport public. La rubrique intitulée budget estimatif du téléthon, elle, ne porte aucun montant.
La RDC préside le Conseil de sécurité de l'ONU en juillet et fait des minerais son thème phare. Mais un mois au marteau permet de braquer le projecteur, pas de voter une sanction. Décryptage de ce que ce perchoir permet, ce qu'il ne permet pas, et comment en tirer un résultat.
La Cour s'est déclarée incompétente, et la balle revient au président : promulguer ou temporiser. Ce que cette décision signifie vraiment, pourquoi promulguer n'est pas réviser la Constitution, et les scénarios qui s'ouvrent pour le débat sur l'article 220.
Un dialogue a été annoncé, mais son ordre du jour n'est pas écrit. Ce que chaque acteur veut y mettre : Constitution, prisonniers politiques, guerre à l'Est, place de l'AFC/M23. État des lieux des positions et des revendications.
La Coalition Article 64 maintient sa marche du 22 juillet et lie sa participation au dialogue à trois conditions : abandon du projet de révision constitutionnelle, décrispation politique, actions concrètes à l'Est. « On ne construit pas un dialogue sous la répression », résume Jean-Marc Kabund.
ACO, PPRD, société civile : les réactions à la décision de Félix Tshisekedi d'ouvrir un dialogue inclusif se multiplient, entre soutien affiché et appels à la prudence sur les modalités. L'opposition C64, elle, maintient sa condition du 9 juillet.
Une seule raison a été donnée publiquement, et ce n'est pas le président qui l'a donnée. C'est le cardinal Fridolin Ambongo, vendredi 17 juillet, à la sortie d'une audience. « Notre pays aujourd'hui souffre d'une agression qui vient essentiellement de l'Est du Rwanda », a-t-il dit. « Mais comment pouvons-nous faire face à une telle agression si nous sommes divisés entre nous, les fils et filles du Congo ? » L'unité d'abord, parce que la guerre l'exige. C'est l'explication de la décision telle qu'elle a été présentée aux Congolais, et à ce stade il n'en existe pas d'autre : Félix Tshisekedi n'a pas parlé lui-même.