Le président Félix Tshisekedi a annoncé jeudi 27 août à Kinshasa qu'il donnerait instruction au gouvernement de préparer des mesures de confiance et de décrispation politique en vue du Dialogue national. « Un dialogue sincère exige un climat politique serein », a déclaré le chef de l'État.
Le président Félix Tshisekedi a consacré une part de son allocution du 27 août à une question qu'il pose lui-même : « Pourquoi, soixante-six ans après l'indépendance, notre pays reste-t-il confronté aux mêmes fragilités, aux mêmes fractures et au retour régulier des mêmes crises ? » Il écarte lui-même la mise en cause d'acteurs : la réponse « ne réside ni dans la condamnation d'un camp, ni dans la mise en accusation d'une communauté ou d'une génération », a-t-il déclaré. Ce qu'il met en cause est une méthode, celle des dialogues congolais successifs, et il en tire un instrument précis : une matrice publique de mise en œuvre.
Pour le 28e anniversaire du massacre de Kasika du 24 août 1998, Denis Mukwege publie une déclaration en huit volets. Il relie ce crime à la chaîne AFDL, RCD-Goma, CNDP, M23, AFC-M23, et demande une juridiction pénale spéciale ou des chambres hybrides.
Édito. « Les linges sales se lavent en famille » : la formule de Martin Fayulu déclasse le vocabulaire de la guerre, efface 7,3 millions de déplacés et désarme les leviers obtenus à Washington et à Doha.
La Cour internationale de justice s’est déclarée incompétente en 2006 sur réserve rwandaise, et le rapport Mapping a renvoyé la qualification de génocide à un tribunal qui n’a jamais été créé. C’est ce vide que Kinshasa cherche à combler.