Majorité et opposition soutiennent les Léopards. Mais pas toujours pour les mêmes raisons. En cas de victoire, chacun voudra sa part de drapeau. En cas de couac, le Mondial peut très vite devenir une pièce à conviction dans le procès permanent de Kinshasa.
La ville morte du 3 juin n'a pas livré le verdict spectaculaire que chaque camp espérait. Kinshasa a ralenti, surtout dans la matinée, mais elle ne s'est pas arrêtée. L'opposition revendique une victoire. Le pouvoir peut répondre que la capitale a fonctionné. Cette journée ressemble à un match nul politique, qui pourrait paradoxalement coûter plus cher à l'opposition.
Si la mobilisation de l'opposition contre une éventuelle révision constitutionnelle ressemble à celle de ce mercredi 3 juin, alors le chef de l'État congolais n'a, objectivement, rien de bien important à craindre. Chronique d'une journée où l'on peut perdre une bataille politique et publier le communiqué de victoire à la même heure.
Aux alentours de midi, la Coalition Article 64 commence à revendiquer publiquement le succès de la ville morte. Mais sur le terrain à Kinshasa, marchés, transports et écoles reprennent leur activité. Analyse à mi-parcours d'une journée où le temps politique court plus vite que le temps des faits.
Transportés sur la tête des militants venus nombreux à l’aéroport de N’djili, Prince Epenge, Nico Mayengele et le député suspendu de Lingwala Mike Mukebayi font…