Sur une allocution de plus de quatre mille mots, un seul chiffre engage le président de la République. « L'ensemble du processus sera limité à une durée maximale de trois mois », a déclaré Félix Tshisekedi jeudi 27 août à Kinshasa, en lançant le Dialogue national pour la paix, la cohésion et la refondation de l'État. Tout le reste du dispositif, les organes, les participants, l'ordre du jour, tient dans des ordonnances qui ne sont pas encore signées. Ces trois mois doivent contenir deux ordonnances, vingt-six consultations provinciales, des assises nationales à Kinshasa et l'adoption d'un Pacte national.
Après le round de Suisse du 17 au 21 août 2026, Massad Boulos salue des progrès supplémentaires entre Kinshasa et l'AFC/M23. Les parties conviennent d'une feuille de route et d'un mécanisme de vérification, dont la première mission est prévue le 24 août à Minembwe.
Adoptée à Gaborone le 26 juillet 2026, la feuille de route de l’Union africaine et de la SADC compte sept axes de travail et une seule date : la session d’Arusha avant la fin de l’année.
Devant le Conseil de sécurité, Pékin a soutenu la médiation de Doha et pressé Kinshasa comme le M23 de négocier, tout en mettant en garde contre les minerais comme monnaie d'échange.
Douze mois après le texte signé entre Kinshasa et Kigali, les armes n'ont pas cessé. L'AFC/M23 tient deux fronts, le retrait rwandais promis n'a pas eu lieu, et les médiateurs américain et qatari peinent à transformer leurs accords en paix sur le terrain.