Le virus Bundibugyo a tué 31 % des malades en 2007 et 34 % en 2012. Il en tue 47 % en Ituri. L'écart ne vient pas de la souche mais de l'absence de contre-mesures homologuées et de six semaines de grèves.
L'épidémie de l'Ituri n'est pas due au virus Ebola le plus connu, mais à la souche Bundibugyo, identifiée en 2007. Le vaccin Ervebo n'est pas homologué contre elle, ce qui change toute la riposte.
Plus d’un mois après le début de l’épidémie de Bundibugyo, aucun isolat du virus en circulation en RDC n’a été transféré aux laboratoires qui développent vaccins et tests. Derrière ce blocage apparent, un différend mondial sur le partage des pathogènes où Kinshasa entend ne plus être une simple réserve d’échantillons.