Politique Un an d’occupation rebelle de Goma : Martin Fayulu plaide pour un dialogue national inclusif
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Un an d’occupation rebelle de Goma : Martin Fayulu plaide pour un dialogue national inclusif

Un an d’occupation rebelle de Goma : Martin Fayulu plaide pour un dialogue national inclusif
AFP

Rédaction Kinshasa
Kinshasa - 27 JANVIER 2026 - 10:52 WAT · 3 min de lecture

« Patriotes congolais, voilà un an que Goma vit sous une administration soumise aux intérêts rwandais. Défendre la patrie, c’est défendre notre dignité et l’avenir de nos enfants. Un dialogue national inclusif est une urgence », a écrit l’opposant Martin Fayulu, mardi 27 janvier, sur son compte X. Il y dénonce la perte de contrôle de Goma par l’État congolais et appelle à une mobilisation nationale autour d’un dialogue inclusif.

Le 27 janvier 2025, la ville de Goma, chef-lieu de la stratégique province du Nord-Kivu, tombait aux mains du mouvement rebelle M23, au terme de plusieurs semaines d’offensive militaire. Soutenu, selon Kinshasa et de nombreux observateurs internationaux, par le Rwanda, le groupe armé a revendiqué le contrôle de la ville après de violents affrontements ayant provoqué d’importants déplacements de populations et de lourdes pertes humaines et matérielles.

Des sources humanitaires et des observateurs internationaux font état de près de 3 000 morts lors de la prise de la ville, ainsi que de centaines de milliers de civils contraints à l’exode.

Depuis la chute de Goma, l’Alliance Fleuve Congo (AFC), coalition politico-militaire incluant le M23, y a instauré ce que plusieurs organisations décrivent comme une administration parallèle. Arrestations arbitraires, tribunaux improvisés et restrictions des libertés fondamentales sont régulièrement dénoncées par des ONG locales et internationales.

La situation a profondément bouleversé la vie quotidienne des habitants. Les services publics fonctionnent au ralenti, l’activité économique est fortement perturbée et l’accès à l’aide humanitaire demeure limité, malgré les appels répétés de la communauté internationale.

Face à cette crise, plusieurs initiatives diplomatiques ont été engagées depuis le début de l’offensive du M23 pour ramener les parties à la table des négociations. En juillet 2025, un accord de cessez-le-feu a notamment été signé à Doha entre le gouvernement congolais et les rebelles, engageant les deux camps à cesser les hostilités et à renoncer à toute nouvelle conquête territoriale.

Salué par l’Union africaine comme une avancée vers la paix, cet accord prévoit également des engagements contre les discours de haine et pour la protection des civils. Toutefois, de nombreux observateurs estiment que le texte reste fragile et que ses mécanismes de mise en œuvre demeurent insuffisants pour garantir une stabilité durable dans l’est de la République démocratique du Congo.

Parallèlement, des médiations menées par des acteurs régionaux et internationaux, notamment l’Angola, le Qatar et les Nations unies, tentent d’instaurer un dialogue direct entre Kinshasa et le M23. À ce stade, ces efforts peinent encore à déboucher sur une solution politique inclusive et pérenne.

Gilbert N.

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