Sécurité & Défense Walikale : Waloa Loanda absorbe les déplacés d’Ufamandu, huit blessés à Busurungi

Walikale : Waloa Loanda absorbe les déplacés d’Ufamandu, huit blessés à Busurungi

Le chef du groupement de Waloa Loanda alerte sur l’arrivée massive de déplacés fuyant les combats entre les FARDC appuyées par les Wazalendo et l’AFC/M23 dans les groupements voisins d’Ufamandu I et II.

Familles déplacées et enfants dans un site de déplacés de l'est de la RDC

Photo d'illustration. Site de déplacés dans l'est de la RDC. © BETO
AFP

Rédaction Kinshasa
Kinshasa - 5 SEPTEMBRE 2026 - 08:55 WAT · 3 min de lecture

Le groupement de Waloa Loanda, dans le secteur de Wanianga en territoire de Walikale, absorbe depuis plusieurs jours l’arrivée de déplacés fuyant les combats des groupements voisins d’Ufamandu I et Ufamandu II, en territoire de Masisi. Le chef coutumier du groupement, Mafuluko Mwiyanya, a lancé un appel aux autorités congolaises.

« Toute la population est aujourd’hui en difficulté à cause de l’arrivée massive de déplacés en provenance des groupements d’Ufamandu I et II », déclare-t-il. Huit blessés ont été enregistrés à Busurungi, chef-lieu du groupement.

Biriko, à la limite des deux groupements

Les affrontements opposent l’AFC/M23 aux Forces armées de la République démocratique du Congo appuyées par les Wazalendo. Ils sont décrits comme intenses à Biriko, localité située à la limite entre Waloa Loanda et Ufamandu.

Le chef coutumier demande un appui renforcé du gouvernement, ainsi que le soutien des FARDC et des Wazalendo, pour rétablir la paix et faire face à la crise humanitaire.

Un territoire déjà saturé

Walikale n’accueille pas ces déplacés depuis une position d’équilibre. En juin, les déplacés de Batakirwa, pris entre deux factions armées, réclamaient déjà le retour des FARDC dans leur zone. Des écoles du territoire avaient été paralysées par les affrontements.

Le territoire est aussi une zone d’intervention sanitaire. Il figurait, avec Goma, parmi les cibles de la campagne de vaccination intégrée qui visait plus de trois millions d’enfants en cinq jours. Un afflux de population non enregistré complique la couverture vaccinale autant que le suivi épidémiologique.

Walikale a par ailleurs été, le 1er septembre, le siège d’une audience foraine du tribunal militaire de garnison de Goma, au terme de laquelle dix militaires du 3415e régiment ont été condamnés pour l’assassinat de leur commandant, dont deux à la peine de mort.

L’assistance se déclenche sur un enregistrement

Le nombre de déplacés arrivés à Waloa Loanda n’a pas été établi. Aucune structure humanitaire n’a communiqué de décompte, et l’autorité coutumière parle d’arrivée massive sans avancer de chiffre.

Ce silence a une conséquence pratique. L’assistance humanitaire se déclenche sur la base d’un enregistrement. Tant que les arrivants ne sont pas comptés, le groupement porte seul la charge, sur ses propres réserves alimentaires et son propre système de santé. C’est le mécanisme que nous avions décrit à Fizi et Mwenga, où des déplacés restent sans assistance faute de guichet.

Les huit blessés de Busurungi sont, à ce stade, le seul décompte disponible sur cette séquence.

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