Cahiers imprimés toutes les quatre semaines et émissions de radio communautaire dans dix-huit entités à haut risque. Douze jours avant la rentrée, deux découpages différents les désignent et la liste n'est pas publiée.
Le dispositif national de rentrée ne classe les territoires scolaires que selon le risque Ebola. À Bapere, les écoles détruites par les ADF n'ouvriront pas. À Beni, les déplacés ne peuvent pas inscrire leurs enfants.
Le gouvernement confirme la rentrée au 1er septembre mais instaure un dispositif différencié de quatre semaines, avec enseignement à distance sans internet dans les zones à haut risque.
Le Conseil des ministres du 14 août recommande d'envisager le report du Festival mondial de la musique et du tourisme, prévu du 2 au 4 septembre à Kinshasa, et acte la participation congolaise à Yeosu.
Au Conseil des ministres du 14 août, la Première ministre conditionne la rentrée scolaire à un état des lieux des engagements pris envers les partenaires sociaux, et lance les panels de redevabilité.
Cinquante-six enfants ont rejoint des milices de Walikale en deux semaines de vacances, selon l’ONG GAPE. Le motif invoqué : payer les fournitures de la rentrée. La loi congolaise punit l’enrôlement de dix à vingt ans.
L'article 3 de la loi-cadre de 2014 déclare l'enseignement public gratuit au primaire et au secondaire général, et la convention de 2022 met les frais de fonctionnement à la charge de l'État. Pourtant, Kinshasa plafonne à 345 000 FC, le Sud-Kivu à 260 000. Ce que les parents paieront à la rentrée, et ce que dit le droit.