Ebola en RDC : 4 843 cas confirmés et 2 272 décès au 14 août, 116 nouvelles confirmations en vingt-quatre heures
Le rapport de situation N°092 du Centre d’opérations d’urgence de santé publique, arrêté au 14 août et mis en ligne le 15, enregistre 116 nouveaux cas confirmés et 58 décès en vingt-quatre heures. Le cumul atteint 4 843 cas et 2 272 décès. Les douze confirmations du Haut-Uélé proviennent toutes de la zone de santé de Wamba.
Ebola en RDC : 4 843 cas confirmés et 2 272 décès au 14 août, 116 nouvelles confirmations en vingt-quatre heures
AFP
Le Centre d’opérations d’urgence de santé publique (COUSP) a enregistré 116 nouveaux cas confirmés de maladie à virus Ebola et 58 décès en vingt-quatre heures, à la date du 14 août. Son rapport de situation N°092, mis en ligne le 15 août par l’Institut national de santé publique, porte le cumul de la dix-septième épidémie à 4 843 cas confirmés et 2 272 décès, soit une létalité de 46,9 %.
Les 116 confirmations se répartissent entre l’Ituri (85), le Nord-Kivu (19) et le Haut-Uélé (12). Sur les 58 décès, 38 sont survenus dans la communauté et 20 en centre de traitement. Trente patients ont été déclarés guéris, portant le cumul des guérisons à 1 006. Le rapport dénombre 777 patients en isolement et un suivi des contacts à 83,2 %, soit 13 987 personnes vues sur 16 802 à suivre, « proche du seuil de 85 % » et en hausse sur les 82,6 % du bilan de la veille.
Aucune nouvelle zone de santé n’a été touchée : le pays en totalise 55 sur 151, dans six provinces. Les confirmations quotidiennes étaient passées de 118 le 11 août, le plus haut niveau rapporté depuis le début de l’épidémie, à 100 le 12, puis 62 le 13. Le COUSP présente ses données comme provisoires.
Wamba concentre les douze confirmations du Haut-Uélé
« L’Ituri demeure l’épicentre de l’épidémie, concentrant 84,8 % des cas confirmés cumulés et 73,3 % des nouveaux cas rapportés au cours des dernières 24 heures », écrit le COUSP. Au 14 août, la province totalise 4 105 cas et 1 791 décès, pour une létalité de 43,6 %. Le Nord-Kivu compte 588 cas et 411 décès, soit 69,9 %, le taux le plus élevé des provinces qui dépassent la dizaine de cas. Suivent le Haut-Uélé (135 cas, 62 décès), la Tshopo (11 et 6), le Sud-Kivu (3 et 1) et le Bas-Uélé (1 et 1).
Les douze confirmations du Haut-Uélé proviennent toutes de la zone de santé de Wamba, qui cumule 53 cas et 20 décès. La province suit 61,6 % de ses contacts, la performance la plus faible signalée par le rapport, qui y relève l’« absence de CTE normés dans les six zones de santé touchées du Haut-Uélé », avec une létalité en structure de 82,4 % à Pawa et de 51 % à Isiro. Le COUSP note aussi que « les CTE de Bambu (confirmés et suspects) et de Fataki sont saturés, l’occupation des lits pour suspects atteint 103 % au Nord-Kivu et le centre d’isolement transitoire de Wamba dépasse quatre fois sa capacité ». Fin juillet, un seul des treize laboratoires prévus au Haut-Uélé était opérationnel.
À Butembo, des corps manipulés avant les équipes d’enterrement
La zone de santé de Butembo, au Nord-Kivu, totalise 110 cas confirmés et 91 décès, soit une létalité de 82,7 %. Des familles y récupèrent et manipulent des corps de personnes suspectées d’être mortes du virus avant l’arrivée des équipes d’enterrements sécurisés, a rapporté Radio Okapi le 16 août. L’évêque du diocèse de Butembo-Beni, Monseigneur Melchisédech Sikuli Paluku, a appelé les familles à renoncer à ces gestes. « C’est une atteinte, je dirais, à la vie humaine. Parce qu’on vous dit que c’est dangereux et vous, vous y allez en sachant que cela peut vous tuer et tuer d’autres aussi », a-t-il déclaré à la radio onusienne.
La riposte se conduit toujours sans vaccin homologué contre la souche Bundibugyo, l’Ervebo ne ciblant que la souche Zaïre. L’Organisation mondiale de la santé a fixé le 12 août l’objectif de 3 000 lits en douze semaines et de 95 % des contacts suivis. À Bunia, les vols commerciaux restent suspendus, une mesure dont un notable de l’Ituri, Samy Azabo, a dénoncé le 16 août les conséquences économiques auprès de Radio Okapi.
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