Ebola en RDC : le bilan officiel réactualisé à 1 118 cas et 291 décès, 122 personnes guéries
Au 23 juin, l’INSP recense 1 118 cas confirmés et 291 décès après harmonisation de sa base DHIS2. L’Ituri reste l’épicentre ; le Sud-Kivu n’enregistre plus de transmission depuis le 26 mai. Cumul de 122 guéris.
Ebola en RDC : le bilan officiel réactualisé à 1 118 cas et 291 décès, 122 personnes guéries
AFP
KINSHASA — L’épidémie d’Ebola qui frappe l’est de la République démocratique du Congo a fait l’objet d’un nouveau bilan officiel. Au 23 juin, l’Institut national de santé publique (INSP) recense 1 118 cas confirmés et 291 décès, soit une létalité de 26,0 %. Ces chiffres, plus élevés que les précédents, résultent d’un nettoyage et d’une harmonisation de la base de données DHIS2, qui a consolidé les informations des zones de santé, des laboratoires et des structures de prise en charge.
Le gouvernement met aussi en avant des sorties de guérison. Sept patients ont été déclarés guéris en Ituri au cours des dernières vingt-quatre heures, après des tests de contrôle négatifs, ce qui porte le cumul national à 122 personnes rétablies. Quatre cent huit patients demeurent en isolement ou en hospitalisation.
Déclarée le 15 mai, l’épidémie est due au virus Bundibugyo, une souche rare contre laquelle il n’existe à ce jour ni vaccin homologué ni traitement spécifique. Le vaccin Ervebo, employé lors des flambées précédentes, ne cible que la souche Zaïre. Un essai clinique de deux antiviraux, le MBP134 et le remdesivir, doit débuter en RDC, mené avec l’Institut national de recherche biomédicale, l’Organisation mondiale de la santé et l’ONG ALIMA. En attendant, la riposte repose sur la détection précoce, l’isolement, la recherche des contacts et les enterrements sécurisés.
Trente-quatre des 104 zones de santé du pays restent affectées, sans nouvelle zone touchée en vingt-quatre heures. L’Ituri concentre l’épidémie, avec 22 zones de santé. Le Nord-Kivu, placé sous surveillance prioritaire, en compte 11. Le Sud-Kivu se limite à trois cas confirmés et un décès, dans la seule zone de Miti-Murhesa, et n’a plus enregistré de transmission depuis le 26 mai.
La surveillance reste soutenue. Sur les dernières vingt-quatre heures, 699 alertes ont été rapportées dans les trois provinces, dont 695 — soit 99,4 % — ont été investiguées, ce qui a permis d’identifier 138 cas suspects. Le suivi des contacts atteint 77,1 % pour 8 346 contacts recensés, un niveau que les autorités situent encore en deçà de leur cible opérationnelle.
Les responsables sanitaires insistent sur la prise en charge précoce. « Il est possible de survivre à l’Ebola causé par le virus Bundibugyo grâce à des soins médicaux de qualité, et certaines personnes ici, en Ituri, se sont déjà rétablies », déclarait le 30 mai, à Bunia, le directeur général de l’OMS, le docteur Tedros Adhanom Ghebreyesus. Reçu le 23 juin à Kinshasa, le président burundais et président en exercice de l’Union africaine, Évariste Ndayishimiye, a plaidé contre la fermeture des frontières : « Cette maladie, il ne faut pas la traiter sans avoir confiance en la science. L’exemple que je donne, c’est le Burundi : nous n’avons pas fermé nos frontières et pourtant le pays n’a pas été affecté. » Le gouvernement rappelle le numéro vert 151 pour signaler tout cas suspect.
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