Un mois après le lancement à Bunia des deux essais cliniques menés en Ituri contre la souche Bundibugyo, le pilier recherche du rapport n°079 fait état de 22 participants inclus et suivis. Les équipes préparent l'ouverture à Nizi. La souche Bundibugyo ne dispose d'aucun vaccin ni d'aucun traitement homologué.
Le rapport n°079 du COUSP détaille le filtre sanitaire installé aux frontières et sur les axes routiers des cinq provinces touchées par Ebola. 266 159 personnes y ont été enregistrées en une journée et deux alertes y ont été notifiées, toutes deux au Nord-Kivu. En Tshopo et au Haut-Uélé, le rapport ne compte que 14 points activés sur 52.
Le rapport de situation n°079 de l’Institut national de santé publique, publié le 2 août, porte le bilan de la 17e épidémie à 3 748 cas confirmés et 1 657 décès, pour une létalité officielle provisoire de 44,2 %. L’Ituri concentre 87,5 % des cas confirmés. Au Nord-Kivu, les refus opposés aux équipes se multiplient.
Le rapport n°078 du COUSP porte le cumul à 3 674 cas confirmés et 1 621 décès, pour une létalité de 44,1 %. Le fait du jour vient d'une province sans nouveau cas : le Sud-Kivu, classé en fin de suivi la veille, place 55 contacts sous surveillance après un décès importé de la Tshopo.
3 200 cas confirmés et 1 405 décès en soixante et onze jours : aucune épidémie déclarée en RDC n'avait progressé à ce rythme. Souche sans vaccin ni traitement, sous-détection établie dès la première semaine, géographie de l'Ituri et contexte d'insécurité : les quatre facteurs documentés qui expliquent cette vitesse.
Déclarée le 15 mai dans trois zones de santé de l'Ituri, la dix-septième épidémie congolaise en touche aujourd'hui quarante-huit, réparties sur cinq provinces. Le rapport de situation publié le 26 juillet par le gouvernement et l'INSP arrête le cumul à 3 200 cas confirmés et 1 405 décès.
De 14,9 % le 31 mai à 43,9 % le 25 juillet. BETO a reconstitué les 36 bulletins de l'INSP pour départager les explications : décalage entre cas et décès, harmonisation des bases, variant génétiquement distinct, retard à la détection. Et cette découverte : la fourchette de référence de Bundibugyo n'existe pas.
Mesuré une seule fois, le 11 juillet, l'indicateur n'a pas bougé depuis : 175 établissements de soins sur 1 170 disposent d'un triage à circuit unidirectionnel en Ituri, et 45 sur 678 d'un kit complet de prévention des infections dans les aires à haut risque. Le rapport de l'INSP relie lui-même ce déficit aux 123 personnels de première ligne infectés, dont 36 sont morts.
Le rapport de situation n°070 de l'INSP, arrêté au 23 juillet, porte le bilan de la dix-septième épidémie à 2 973 cas confirmés et 1 309 décès, pour une létalité de 44,0 %. La zone de santé de Rungu, dans le Haut-Uélé, devient la 48e touchée. Le suivi des contacts reste à 73,9 %, et la province où le virus vient d'arriver n'a pas transmis ses données.
2 344 cas et 930 décès au 18 juillet, souche Bundibugyo sans vaccin homologué, cinq provinces touchées : le point factuel sur l'épidémie d'Ebola en RDC, ce que font les équipes, et les gestes concrets pour se protéger, sans fake news.