Santé Ebola en RDC: Tshisekedi durcit la riposte

Ebola en RDC: Tshisekedi durcit la riposte

Réuni jeudi 25 juin avec la Task Force nationale, le président Tshisekedi a arrêté des mesures renforcées contre Ebola — déploiement policier, observation de 21 jours, restrictions de voyage — alors que le bilan officiel monte à 277 morts pour plus de 1 100 cas.

Ebola en RDC: Tshisekedi durcit la riposte
AFP

La Rédaction
Kinshasa - 26 JUIN 2026 - 00:48 WAT · 3 min de lecture

KINSHASA — Le président Félix-Antoine Tshisekedi a réuni jeudi 25 juin la Task Force nationale chargée de la lutte contre Ebola et arrêté une série de mesures renforcées, alors que le bilan officiel de l’épidémie liée à la souche Bundibugyo atteint 277 décès pour plus de 1 100 cas.

La présidence a détaillé trois axes au sortir de la séance de travail. Sur le volet sécuritaire et sanitaire, la Police nationale congolaise et les agents de santé seront déployés en nombre autour des foyers épidémiques pour réguler les déplacements et intensifier les contrôles de température, d’hygiène et de lavage des mains. Le deuxième axe instaure une période d’observation sanitaire obligatoire de 21 jours pour les contacts avérés et restreint les voyages à l’étranger pour les résidents des zones affectées. Le troisième charge le ministère des Affaires sociales de coordonner une assistance humanitaire dans les sites de déplacés, en parallèle de l’accélération des chantiers de centres de traitement de proximité.

Ces décisions interviennent au moment où la maladie progresse. Le ministre de la Santé publique, le Dr Samuel Roger Kamba, a fait état de « plus de 1 100 cas recensés et 277 décès », soit un taux de létalité de 26 %. Le bilan officiel communiqué la semaine dernière s’établissait à 267 morts pour 1 048 cas confirmés au 21 juin : la barre des 277 décès marque donc une aggravation sur quelques jours.

La souche en cause complique la riposte. Identifiée comme Bundibugyo, elle ne dispose à ce jour d’aucun vaccin ni traitement homologué, contrairement à la souche Zaïre ciblée par les produits déjà déployés lors des précédentes flambées congolaises. C’est ce qui place le suivi des contacts et l’isolement au cœur du dispositif décidé jeudi.

Dans la capitale, l’autorité urbaine de Kinshasa, Daniel Bumba, a certifié « l’absence totale de cas » sur le territoire de la ville-province. Le foyer reste concentré dans l’est du pays, où se déploient les équipes de riposte et où doivent sortir de terre les centres de traitement de proximité annoncés.

La portée des mesures dépendra de leur application : la restriction de voyage depuis les zones affectées, comme l’observation des contacts pendant 21 jours, supposent un encadrement que la Task Force devra rendre opérationnel sur le terrain, dans des provinces déjà fragilisées par l’insécurité et les déplacements de populations.

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B
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