En continu Tweets sur les morts du 12 juin : Joseph Olenghankoy s’explique devant le parquet et nie en être l’auteur

Tweets sur les morts du 12 juin : Joseph Olenghankoy s’explique devant le parquet et nie en être l’auteur

Convoqué à la Cour de cassation ce mardi, le président du CNSA est reparti libre. Son avocat affirme qu'il n'est l'auteur ni du message ni du compte. Le compte visé est pourtant celui qu'il utilise publiquement.

Tweets sur les morts du 12 juin : Joseph Olenghankoy s’explique devant le parquet et nie en être l’auteur
AFP

La Rédaction
Kinshasa - 24 JUIN 2026 - 15:30 WAT · 2 min de lecture

Kinshasa, mardi 23 juin. Joseph Olenghankoy a quitté le Parquet général près la Cour de cassation en fin d’après-midi, libre, après plusieurs heures d’attente. Le président du Conseil national de suivi de l’Accord et du processus électoral répondait à une invitation liée à des publications sur le bilan humain de la marche du 12 juin à Kinshasa.

Ce jour-là, la manifestation de l’opposition contre le projet de révision constitutionnelle a donné lieu à un bilan disputé. Sur les réseaux sociaux avaient circulé des chiffres : une dizaine de morts, des disparus, des blessés graves. Les autorités évoquent de fausses rumeurs et le parquet a ouvert une enquête sur les violences de cette journée. C’est dans ce cadre que le procureur général Firmin Mvonde a convoqué le responsable politique.

À la sortie, son avocat principal a livré une défense nette, au micro de BETO. « Ce n’est pas lui, le président, qui serait l’auteur de ces messages sur les réseaux sociaux », a-t-il déclaré, en évoquant un compte ouvert « avec sa photo » et l’hypothèse d’un piratage. « On peut plagier, créer un compte, dupliquer des comptes. C’est au gouvernement de mettre les moyens nécessaires pour lutter contre la piraterie informatique », a-t-il poursuivi, demandant « à la justice de faire son travail pour chercher l’auteur de ces messages et de ce compte ».

La ligne de défense bute sur un point. Le compte d’où sont partis les messages, @NkoyJoseph, est celui que Joseph Olenghankoy utilise publiquement et sur lequel il s’exprime de longue date. La question posée à la justice porte donc moins sur la propriété du compte que sur l’auteur de la publication contestée. Un compte personnel peut être administré par un tiers, confié à une équipe ou piraté : c’est ce que l’instruction devra trancher, pièces techniques à l’appui.

L’audition aura aussi illustré les lenteurs que dénoncent les justiciables. « On nous a invités à 11h, on nous a reçus à 15h », a relevé l’avocat, qui a repris une formule du chef de l’État : « le président lui-même a déclaré que la justice est malade. »

À ce stade, Joseph Olenghankoy n’est pas poursuivi. Il a répondu à une invitation et a regagné son domicile. Son conseil dit s’attendre à une nouvelle convocation.

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B
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