Le rapport quotidien du Centre d'opérations d'urgence de santé publique arrêté au 15 août porte, à sa page 6, un chiffre qui ne relève ni du laboratoire ni du traitement.
22 centres, quelque 650 lits, presque tous pleins. En Ituri, la riposte contre Ebola se heurte à un mur, celui de la capacité hospitalière, aggravé par les attaques contre les centres.
Laboratoires rapprochés, enterrements sécurisés, premiers guéris : en Ituri, la riposte contre Ebola se joue dans la logistique, entre progrès réels et défiance des populations.
Face à une épidémie qui gagne du terrain dans l'est de la RDC, l'Organisation mondiale de la santé passe à l'offensive thérapeutique. Elle lance un essai clinique de deux traitements expérimentaux, le MBP134 et le remdesivir, contre la souche Bundibugyo du virus Ebola. L'annonce a été faite le 24 juin. L'essai devait démarrer dès la semaine suivante. L'enjeu est simple : réduire la mortalité.
ALIMA, ONG pivot de la riposte Ebola en RDC (trois centres, une cinquantaine de structures, 800 agents), a un de ses médecins contaminé, détecté en France. Son chef de mission à Goma prévient : sans l’adhésion des communautés, l’épidémie ne sera pas endiguée.
Médecin de la riposte ligoté à Rwampara, hôpital de Butembo attaqué et un enfant positif emporté, centre de Kabasha saccagé : en quelques jours, les attaques contre la lutte anti-Ebola se multiplient dans l’Est, frappant le maillon dont dépend l’arrêt des contaminations.