Ville morte, marche pro-réforme, loi référendaire adoptée, plainte reportée, sit-in annoncé : en dix jours, la Constitution est devenue le terrain du rapport de force politique en RDC. Décryptage d’une bataille de légitimité populaire.
Le rassemblement annoncé par la Coalition Article 64 devant le Palais du Peuple n’a pas pu se tenir comme prévu ce vendredi 12 juin. Les correspondants de BETO déployés à Lingwala, sur le boulevard Triomphal, à Kasa Vubu et près du siège de l’ECiDé rapportent un dispositif policier renforcé, des accès verrouillés, des échauffourées et des dégâts matériels. Des images montrent Martin Fayulu avec des vêtements tachés de sang, mais les circonstances exactes de sa blessure doivent encore être établies.
Dans une intervention jeudi 4 juin à Kinshasa, Delly Sesanga précise les paramètres du rassemblement que la Coalition Article 64 organise le jeudi 12 juin : sous l'esplanade du Palais du Peuple, en sitting statique, pour viser nominalement les parlementaires accusés de complicité avec le chef de l'État.
Deux jours après la ville morte de l’opposition, la Coalition citoyenne pour la Nation d’Ejiba Yamapia appelle à une marche pro-changement constitutionnel le 5 juin à Kinshasa, vers le Palais du peuple.
Au lendemain de la ville morte du 3 juin, la Coalition Article 64 annonce une plainte contre Félix Tshisekedi le 9 juin et un sit-in le 12 juin. Décryptage d’une nouvelle offensive constitutionnelle.
Le président Joseph Kabila s'est exprimé lundi pour la première fois au sujet de la polémique sur la double nationalité en République démocratique du Congo. Pour le Chef de l'Etat, la Constitution, qui interdit cela, doit être respectée.
Dans une tribune envoyée exclusivement à POLITICO.CD, le député et président provincial de l’UNC de Vital Kamerhe s’est exprimé sur l’arrêt de la Cour constitutionnelle…
Environs 40 députés nationaux se sont rendus à la Cour Constitutionnelle ce matin pour déposer une pétition signée par environs 285 députés pour obtenir l’interprétation…