Le poste de santé Zawadi puis le centre médical Chrinovic ont brûlé les 28 et 29 juillet 2026 à Butembo. Les auteurs sont inconnus, la rumeur accuse les soignants, et la létalité locale d’Ebola a atteint 78 %.
Tente d'isolement brûlée, cercueils prétendus vides, soignants accusés de propager le mal : dans l'est de la RDC, la désinformation aggrave la troisième plus grande épidémie d'Ebola jamais recensée. Décryptage et fact-checking des rumeurs qui tuent.
L’INSP précise qu’un agent décédé en Ituri n’avait pas Ebola. Un détail ? Non : un acte de riposte. En 2018-2020, 36 % des habitants croyaient le virus « fabriqué », 25 % qu’il n’existait pas. La désinformation est l’autre épidémie de l’Est.
L'armée congolaise rejette les accusations d'extermination de communautés portées par la coalition RDF-AFC/M23 et dénonce une instrumentalisation identitaire visant l'unité nationale.
Ville morte, marche pro-réforme, sit-in annoncé au Palais du peuple : chaque camp cherche désormais à faire parler les images. Mais une rue vide, une foule serrée ou un boulevard animé ne disent jamais, seuls, ce que pense un pays. Dans cette bataille constitutionnelle, vérifier les images devient une affaire politique.
Partiellement faux. Les deux chercheurs des NIH poursuivis aux États-Unis pour 113 fioles de mpox revenaient de Brazzaville (République du Congo), et non de l’est de la RDC ni d’une zone occupée par l’armée rwandaise.