Contre l'épidémie d'Ebola déclarée le 15 mai, la RDC ne dispose ni du vaccin Ervebo ni d'un traitement homologué. La stratégie repose sur le dépistage, le traçage et les soins de soutien, en attendant les résultats d'un essai clinique lancé le 2 juillet.
Face à une souche sans vaccin, le dépistage est la première ligne. En deux mois, la RDC est passée d'un dépistage centralisé à Kinshasa à dix laboratoires de terrain, et l'OMS a homologué en urgence le premier test moléculaire du virus Bundibugyo.
Le dernier point des autorités sanitaires, arrêté au 6 juillet, recense 1 708 cas confirmés et 580 décès. L'épidémie de fièvre Bundibugyo gagne la zone de santé de Boga, en Ituri, tandis que 280 patients ont guéri.
Une délégation ougandaise conduite par le ministre de la Santé Chris Baryomunsi a accompagné l'arrivée de 48 médecins à Bunia, épicentre de la 17e épidémie d'Ebola.
Au 5 juillet, 92 % des décès d'Ebola investigués en RDC sont survenus dans la communauté, avant tout accès aux soins. Le symptôme d'une riposte débordée par la saturation, les impayés et l'insécurité.
Au 5 juillet, la RDC recense 1 624 cas confirmés et 521 décès. En une semaine, les décès ont bondi de 38 % et l'épidémie a gagné une nouvelle zone de santé en Ituri, Lolwa.
Sans cas confirmé sur son sol à la fin mai, la Tshopo verrouille ses portes. Interdiction d'entrée des corps, contrôles routiers, rassemblements suspendus : la province voisine de l'Ituri joue la prévention.
Une deuxième équipe d'experts médicaux chinois est arrivée le vendredi 3 juillet à Kinshasa pour renforcer la riposte contre Ebola, dont l'épicentre reste en Ituri.
L'Institut national de santé publique fait état de 1 561 cas confirmés et 506 décès au 4 juillet, avec une létalité de 32,4 %. La barre des 500 morts est franchie ; le suivi des contacts se maintient à 81,6 %.
L'Institut national de santé publique fait état de 1 528 cas confirmés et 492 décès au 3 juillet, avec une létalité de 32,2 %. La riposte se renforce en Ituri, au Nord-Kivu et au Sud-Kivu, mais reste entravée par l'insécurité.