Santé Ebola en RDC : 3 674 cas et 1 621 décès au 31 juillet, le Sud-Kivu rouvre son suivi des contacts

Ebola en RDC : 3 674 cas et 1 621 décès au 31 juillet, le Sud-Kivu rouvre son suivi des contacts

Le rapport n°078 du COUSP porte le cumul à 3 674 cas confirmés et 1 621 décès, pour une létalité de 44,1 %. Le fait du jour vient d'une province sans nouveau cas : le Sud-Kivu, classé en fin de suivi la veille, place 55 contacts sous surveillance après un décès importé de la Tshopo.

Ebola en RDC : 3 674 cas et 1 621 décès au 31 juillet, le Sud-Kivu rouvre son suivi des contacts
AFP

La Rédaction
Kinshasa - 2 AOÛT 2026 - 14:04 WAT · 5 min de lecture

Le rapport de situation n°078 du Centre d’opérations d’urgence de santé publique, arrêté au 31 juillet et daté du 1er août, porte le cumul de la 17e épidémie de maladie à virus Ebola à 3 674 cas confirmés et 1 621 décès dans cinq provinces. La journée ajoute 69 cas et 34 décès. La létalité provisoire s’établit à 44,1 %, le nombre de guéris à 666, celui des patients en isolement à 760. Aucune nouvelle zone de santé n’est entrée dans la liste, qui reste à 49 sur les 140 que comptent les provinces touchées, la Tshopo déclarant de son côté une cinquième zone atteinte, Wanie-Rukula, dont le classement n’est pas encore intégré aux cumuls.

Le fait du jour est ailleurs, dans une province qui ne compte aucun nouveau cas. Le Sud-Kivu, que le rapport de la veille classait en fin de suivi avec zéro contact, a rouvert une surveillance active. « Le Sud-Kivu, qui reprend le suivi après plusieurs cycles d’interruption, a vu la totalité de ses 55 contacts (100 %) », écrit le COUSP. Le rapport recense 78 personnes listées, 23 déchargées et 55 encore suivies, dont 41 hébergées sous encadrement sanitaire. Il s’agit, précise le document, de contacts d’un décès confirmé importé de la province de la Tshopo.

Aucun nouveau cas confirmé n’a été enregistré dans la province. Le laboratoire provincial a reçu onze échantillons dans la journée : « Sud-Kivu : 11 échantillons reçus, aucun positif. La zone de santé de Miti-Murhesa reste la seule affectée de la province », indique le rapport. Le cumul provincial demeure de trois cas confirmés, un décès et deux guéris, et Miti-Murhesa totalise cinquante-deux jours sans nouveau cas depuis le 10 juin, le document précisant de lui-même que l’intervalle réel est de cinquante et un jours. Six cas suspects ont été validés dans la journée. La veille, le Sud-Kivu n’avait transmis aucun rapport provincial et tous ses indicateurs de flux étaient notés non disponibles. Le rapport relève que sur cinquante-cinq alertes remontées, dix ont été investiguées, soit 18,2 %, et inscrit par ailleurs le Sud-Kivu à 100 % parmi les performances de suivi des contacts.

Le suivi des contacts progresse au niveau national. « Le suivi des contacts remonte à 78,0 % contre 75,3 % la veille, mais reste très en deçà du seuil opérationnel de 95 %, tandis que la charge en isolement progresse à 760 patients pour un taux d’occupation global de 72,4 % », note le COUSP dans son analyse. L’Ituri passe de 75,5 % à 80,0 %, le Nord-Kivu reste à 74,7 %, le Haut-Uélé recule de 80,6 % à 66,7 %. Le rapport précise que ces taux ne portent que sur les zones de santé ayant rapporté : Kambala, Damas et Mandima en Ituri, Rungu au Haut-Uélé, n’avaient pas de données exploitables au moment de la consolidation. La Tshopo n’a transmis ni son suivi des contacts, ni ses alertes, ni ses données aux points de passage pour le 31 juillet. Parmi ses actions requises, le rapport inscrit de « consolider le redressement observé en Ituri ».

L’Ituri concentre 87,9 % des cas cumulés et 76,8 % des confirmations du jour, avec 3 229 cas et 1 336 décès pour une létalité provinciale de 41,4 %. Bunia, Rwampara, Mongbwalu, Nizi, Lita et Nyankunde rassemblent à elles seules 73,7 % des cas du pays. Sur les 25 décès enregistrés dans la province, 15 sont survenus dans la communauté, contre 10 dans un centre de traitement. Le Nord-Kivu ajoute 12 cas et 9 décès, pour un cumul de 378 cas et 251 décès et une létalité de 66,4 %, contre 41,4 % en Ituri. Ses structures d’isolement affichent un taux d’occupation de 139,0 %, calculé sur une capacité de 141 lits que le rapport dit non rapportée depuis cinq cycles. Le Haut-Uélé confirme quatre cas, à Isiro et à Pawa, sans décès validé.

La riposte se conduit toujours sans vaccin ni traitement homologué, aucun produit n’étant enregistré contre la souche Bundibugyo, et le pilier recherche du rapport indique qu’« aucune activité de vaccination n’est rapportée par les provinces ce jour ». Un candidat vaccin est entré en essai clinique de phase 1 le 24 juillet, première étape d’évaluation de l’innocuité, très en amont de tout usage sur le terrain. Le COUSP rappelle enfin le cadre dans lequel l’épidémie se déplace : « Les mouvements de populations, l’insécurité, les activités minières artisanales et les échanges transfrontaliers avec l’Ouganda et le Soudan du Sud continuent de favoriser la transmission. » Dans ce contexte, un décès confirmé venu de la Tshopo place cinquante-cinq personnes sous surveillance dans une province que le bilan de la veille classait encore en fin de suivi.

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B
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