Dépouillement de 513 tableaux de cours parallèles de la Banque centrale du Congo : Goma disparaît le 27 janvier 2025, Bukavu le 5 février. Aucune explication publiée.
Le bulletin de la Banque centrale du Congo publie l'indice des prix en base décembre 2011. Pondérations, note de bas de page erronée, promesse de révision sans calendrier.
Au 8 août, l'inflation cumulée atteint 6,034 % depuis janvier, pour une cible annuelle de 3,5 % retenue par le budget rectificatif. Le glissement annuel rassurant de 3,2 % est un effet de base du choc d'octobre 2025. Et la Banque centrale, elle, constate une dépréciation du franc.
Les réserves congolaises ont reculé de 260 millions de dollars au 16 juillet. Le ratio publié annonce 2,97 mois d'importations ; sur le périmètre biens et services de la Banque mondiale, il tombe à 2,34.
Le franc tient à 2 250 pour un dollar, la Banque centrale salue la stabilité, mais l'huile, la braise et le manioc restent chers. Pourquoi les prix ne redescendent pas quand la monnaie se stabilise : décryptage en chiffres.
Inflation divisée par cinq, franc remonté à 2 250 FC pour un dollar, réserves à 7,9 milliards : la monnaie congolaise va mieux. Et pourtant 87 % des dépôts bancaires restent en devises. Anatomie d'une défiance.
En basculant la formation du taux sur les seules transactions entre banques, la Banque centrale retire aux bureaux de change leur influence sur le cours. Une réforme technique qui vise le cœur d'une économie où le dollar de la rue fait la loi.
La future Bourse des valeurs mobilières de Kinshasa cotera aussi en franc congolais dès 2027. Une double cotation encore suspendue à la loi et au calendrier.
Le FMI a débloqué 348,5 millions de dollars pour la RDC après deux revues de programme. Un appui réel, mais un prêt assorti de conditions, et un satisfecit nuancé par deux critères manqués.
Taux directeur à 13,5 %, inflation à 2 %, franc quasi stable : la BCC affiche à mi-2026 une stabilité rare, mais suspendue au prix des métaux et au sort de la guerre.