Le comité d'urgence du Règlement sanitaire international s'est réuni le 18 août. Les recommandations temporaires en vigueur restent celles du 22 mai, et elles expirent automatiquement le 22 août.
Le bulletin de l’INSP publié le 19 août porte le bilan à 5 208 cas confirmés et 2 476 décès au 18 août, pour une létalité de 47,5 %, dans six provinces et 56 zones de santé. La RDC a engagé une vaccination avec l’Ervebo, préqualifié contre la seule souche Zaïre : 2 000 doses sont disponibles en Tshopo, 500 000 ont été demandées.
Le virus Bundibugyo a tué 31 % des malades en 2007 et 34 % en 2012. Il en tue 47 % en Ituri. L'écart ne vient pas de la souche mais de l'absence de contre-mesures homologuées et de six semaines de grèves.
Le ministre de la Santé, Roger Kamba, a annoncé le 18 août plus de 5 000 cas confirmés et environ 2 370 décès en trois mois. Ces chiffres ne sont pas consolidés : le dernier bilan arrêté reste celui du SitRep N°093, 4 945 cas et 2 325 décès au 15 août. L’OMS, réunie en comité d’urgence, juge le risque de propagation « très élevé » en RDC.
D'un seul laboratoire à seize en deux mois, des tests rendus en 24 h par l'INRB, des sites de proximité en Ituri : comment la RDC a décentralisé le dépistage d'Ebola, première arme face à une souche sans vaccin ni traitement.
Le point de situation officiel, arrêté au 16 juillet et publié le 17, fait état de 2 181 cas confirmés et 864 décès dans cinq provinces, pour une létalité globale de 39,6 %. L'Ituri reste l'épicentre ; à Djugu, neuf postes de santé ont fermé.
Le Sud-Kivu a franchi 42 jours sans nouveau cas et pourrait sortir du dispositif de riposte. À rebours de l'Ituri, la province montre qu'une détection précoce peut contenir la souche Bundibugyo.