Ebola en RDC : le bilan officiel monte à 2 181 cas et 864 décès au 16 juillet, l’Ituri toujours épicentre
Le point de situation officiel, arrêté au 16 juillet et publié le 17, fait état de 2 181 cas confirmés et 864 décès dans cinq provinces, pour une létalité globale de 39,6 %. L'Ituri reste l'épicentre ; à Djugu, neuf postes de santé ont fermé.
Ebola en RDC : le bilan officiel monte à 2 181 cas et 864 décès au 16 juillet, l’Ituri toujours épicentre
AFP
Le dernier point de situation officiel sur l’épidémie de maladie à virus Ebola, arrêté au 16 juillet et publié le lendemain par le gouvernement à partir des données de l’Institut national de santé publique, fait état de 2 181 cas confirmés et 864 décès dans cinq provinces, pour une létalité globale de 39,6 %. Sept cent vingt-deux patients sont en isolement ou hospitalisés, 412 personnes ont guéri et le suivi des contacts atteint 66,9 % à l’échelle nationale. Ces données ont été réactualisées après un travail de nettoyage et d’harmonisation de la base DHIS2.
L’Ituri demeure l’épicentre, avec vingt-sept des trente-six zones de santé de la province touchées et quarante-quatre nouveaux cas confirmés dans ce point. Le Nord-Kivu compte onze zones de santé affectées, huit nouvelles confirmations et un suivi des contacts de 87 %. Le Haut-Uélé, dont le rapport provincial couvrant la période du 9 au 16 juillet a repris, enregistre quatre nouvelles confirmations à Wamba. Au Sud-Kivu, la seule zone touchée, Miti-Murhesa, a franchi cinquante et un jours sans nouveau cas et ne figure plus parmi les zones actives, où une surveillance résiduelle se poursuit, indique le gouvernement, en vue de la déclaration officielle de la fin de l’épidémie dans la province. La Tshopo, elle, compte trois zones de santé touchées. Le gouvernement évoque « une riposte qui se structure et se renforce dans l’ensemble des provinces touchées ».
À Djugu, des postes de santé ferment
Localement, des tensions persistent. En territoire de Djugu, des chefs coutumiers ont fait état, le 15 juillet, de la fermeture de neuf des douze postes de santé de l’aire de santé Héritage, dans le groupement de Limani, submergés par l’afflux de patients. Dans les secteurs de Djatsi et Pitsi, une partie de la population continue de rejeter les mesures de prévention. « La situation est grave et a déjà occasionné la mort de plus d’une centaine de personnes », a affirmé le chef de secteur des Walendu Djatsi, Justin Gudza Kiza. Ce décompte local est provisoire et n’a pas été confirmé par les autorités sanitaires.
La riposte avait été présentée devant les députés. Auditionné le 16 juillet à l’Assemblée nationale, le ministre de la Santé publique, Samuel Roger Kamba, a évoqué plus de quatorze laboratoires et sept cents lits déployés en un mois et demi. « Tous les cas sont aujourd’hui testés et le diagnostic est donné souvent dans les 24 heures par l’INRB », a-t-il déclaré. Le gouvernement dit avoir décaissé cinquante millions de dollars depuis la déclaration de l’épidémie, le 15 mai, et fait état de la remise de dix ambulances.
L’épidémie, la dix-septième que connaît la RDC, est due à la souche Bundibugyo, contre laquelle il n’existe à ce jour ni vaccin homologué ni traitement spécifique : le vaccin Ervebo ne protège que contre la souche Zaïre. La riposte repose sur le dépistage, l’isolement des cas confirmés et le suivi des contacts. Devant les députés, le ministre a reconnu que la mobilité des populations et la méconnaissance de la maladie retardent, dans certaines zones, le dépistage et la prise en charge.
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