Société Insultes en ligne : l’UJECO appelle la jeunesse congolaise à la responsabilité numérique
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Insultes en ligne : l’UJECO appelle la jeunesse congolaise à la responsabilité numérique

Trois jours après l'instruction du parquet général, l'Union des jeunes des confessions religieuses appelle les internautes à mesurer les conséquences de leurs publications.

Insultes en ligne : l’UJECO appelle la jeunesse congolaise à la responsabilité numérique
AFP

Rédaction Kinshasa
Kinshasa - 20 AOÛT 2026 - 12:06 WAT · 3 min de lecture

Trois jours après l’instruction du procureur général près la Cour de cassation ordonnant aux officiers de police judiciaire de se saisir d’office des infractions commises sur les réseaux sociaux, l’Union des jeunes des confessions religieuses s’adresse à ceux qui publient. Dans une déclaration rendue publique jeudi 20 août, son président national, Me Willy Masaka, appelle la jeunesse congolaise à mesurer les conséquences de ses publications, commentaires et partages.

« Le cyberespace congolais n’est pas une zone de non-droit », insiste le responsable de l’UJECO. Il décrit les réseaux sociaux comme « une force pour notre avenir », à condition qu’ils ne deviennent pas « un tribunal de la dignité humaine ». Pour lui, la liberté d’expression s’exerce dans le respect de la dignité des personnes, des lois de la République et des valeurs religieuses, et le discernement doit précéder le partage, particulièrement lorsque l’information touche à la vie privée ou à la réputation.

La déclaration intervient après des semaines de tension dans l’espace numérique congolais, où des insultes et des propos diffamatoires ont visé aussi bien le chef de l’État et sa famille que des opposants politiques. Le Conseil supérieur de l’audiovisuel et de la communication a pris des mesures de sanction, et le parquet général s’est saisi du dossier.

Un à six mois de servitude pénale pour une fausse information relayée

Me Willy Masaka renvoie au code du numérique, et plus précisément à l’article 360 de l’ordonnance-loi n° 23/010 du 13 mars 2023. Cet article punit quiconque initie ou relaie une fausse information contre une personne au moyen des réseaux sociaux, d’un à six mois de servitude pénale et d’une amende. Le responsable de l’UJECO cite également les dispositions du code pénal relatives aux manquements envers le chef de l’État et à la diffamation.

Ce rappel du droit n’est pas isolé. Le ministre de la Justice a promis une justice implacable contre les dérives en ligne. La première dame, Denise Nyakeru Tshisekedi, avait pour sa part appelé la jeunesse congolaise à un usage responsable des plateformes, et le président Félix Tshisekedi avait demandé des mesures d’encadrement.

L’UJECO, qui avait récemment appelé la jeunesse à devenir une force de paix, invite les internautes à faire des réseaux sociaux un espace d’information et de dialogue. La déclaration ne comporte ni chiffre sur l’ampleur du phénomène, ni proposition de dispositif de sensibilisation, ni engagement d’action de l’organisation elle-même.

MPOYI N.

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