Longtemps perçue comme le maillon fragile de la région des Grands Lacs, la RDC semble aujourd’hui vouloir changer de posture. Entre offensive diplomatique, nouveaux partenariats internationaux et volonté de défendre plus fermement ses intérêts stratégiques, Kinshasa cherche à redéfinir sa place dans une région où les équilibres politiques, sécuritaires et économiques sont en pleine recomposition.
La RDC est souvent présentée comme un “scandale géologique”. Son sous-sol regorge de cuivre, de cobalt, de coltan, d’or, de diamant et de lithium, autant de ressources devenues indispensables à l’économie mondiale. Pourtant, cette abondance peine encore à se traduire par une amélioration durable des conditions de vie de la majorité des Congolais. La richesse existe, mais elle continue, pour une large part, d’échapper au pays qui la produit.
Par-delà l’euphorie suscitée par le parcours des Léopards à la Coupe du monde 2026, une question s’impose : la République démocratique du Congo saura-t-elle transformer cet exploit en point de départ d’une véritable politique nationale du sport ? Car les victoires passent, mais les grandes nations sportives se construisent.
Il y avait dans sa guitare quelque chose qui ressemblait à une voix qui parle. Quand Franco jouait, on entendait Kinshasa, ses rues, ses amours, ses ruses, ses deuils.
La rumba congolaise de l'âge d'or est un monde d'hommes. C'est ce mur que deux artistes ont entrepris de faire bouger : Abeti Masikini et M'Pongo Love.
À la fin des années 1960, une bande de jeunes de Kinshasa décide que la rumba de leurs aînés ne leur ressemble plus. En 1969, ils fondent Zaïko Langa Langa.
Peu d'artistes congolais ont autant divisé et autant régné que Koffi Olomidé. Showman hors norme et mélodiste prolifique, il a marqué plusieurs décennies, génie et controverses mêlés.