Politique Dialogue national : Tshisekedi lance un processus limité à trois mois

Dialogue national : Tshisekedi lance un processus limité à trois mois

Le président Félix Tshisekedi a déclaré lancé, jeudi 27 août à Kinshasa, le processus du Dialogue national pour la paix, la cohésion et la refondation de l'État. Sa durée est limitée à trois mois au maximum.

Dialogue national : Tshisekedi lance un processus limité à trois mois
AFP

La Rédaction
Kinshasa - 27 AOÛT 2026 - 23:59 WAT · 3 min de lecture

« C’est dans cet esprit que je déclare officiellement lancé le processus du Dialogue national pour la paix, la cohésion et la refondation de l’État », a déclaré le chef de l’État dans une allocution à la Nation, prononcée à Kinshasa.

Le processus s’ouvrira par des consultations dans les 26 provinces, avant des assises nationales à Kinshasa. Il devra aboutir à l’adoption d’un Pacte national pour la paix, la cohésion et la refondation de l’État. Le président a précisé que la décision a été prise après consultation des institutions de la République, des forces politiques et sociales, des confessions religieuses, des autorités coutumières, des milieux scientifiques et de plusieurs de ses pairs de la sous-région.

Deux ordonnances encadreront la mise en route. La première, annoncée « dans les tout prochains jours », instituera un Comité d’organisation chargé de la préparation administrative, matérielle et logistique. La seconde convoquera le Dialogue, en fixera les principes directeurs, les étapes, les modalités de représentation et les mécanismes de suivi, et créera une Commission préparatoire.

Les conclusions du Pacte seront réparties selon les compétences constitutionnelles de chaque institution. Une matrice publique de mise en œuvre précisera, pour chaque engagement, « l’institution responsable, le calendrier d’exécution et les résultats attendus ». Un mécanisme national de suivi sera institué et des rapports périodiques rendus publics.

Le chef de l’État a écarté deux hypothèses. Le Dialogue ne suspendra pas les institutions, qui « continueront d’exercer pleinement leurs prérogatives jusqu’au terme constitutionnel de leurs mandats ». Il ne constituera pas non plus « un moyen détourné de remettre en cause le choix souverain du peuple exprimé par les urnes ».

Ne pourront pas y siéger comme composantes politiques ceux qui « combattent par les armes l’ordre constitutionnel », occupent par la force une partie du territoire, administrent illégalement des entités de la République ou « agissent au service d’une puissance étrangère, en l’occurrence le Rwanda ». Le processus de Doha, ouvert par l’accord-cadre du 15 novembre 2025, « demeure le cadre approprié » pour traiter avec l’AFC/M23 de la cessation des hostilités, du désengagement, du cantonnement et du désarmement.

Le président a rappelé que l’occupation d’une partie du territoire congolais est « un constat établi par les instances internationales compétentes et consacré par les résolutions 2773 et 2808 du Conseil de sécurité des Nations unies ». La résolution 2808, adoptée le 19 décembre 2025, exige au paragraphe 14 que la Force de défense rwandaise « cesse immédiatement d’apporter son soutien au M23 » et « se retire du territoire congolais ».

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B
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