Le Dialogue national « ne commencera pas à Kinshasa, mais au cœur de nos 26 provinces, de nos territoires et de nos communautés », a déclaré le président Félix Tshisekedi jeudi 27 août. Des forums préliminaires se tiendront à chaque chef-lieu.
Le président Félix Tshisekedi a annoncé jeudi 27 août à Kinshasa qu'il donnerait instruction au gouvernement de préparer des mesures de confiance et de décrispation politique en vue du Dialogue national. « Un dialogue sincère exige un climat politique serein », a déclaré le chef de l'État.
Sur une allocution de plus de quatre mille mots, un seul chiffre engage le président de la République. « L'ensemble du processus sera limité à une durée maximale de trois mois », a déclaré Félix Tshisekedi jeudi 27 août à Kinshasa, en lançant le Dialogue national pour la paix, la cohésion et la refondation de l'État. Tout le reste du dispositif, les organes, les participants, l'ordre du jour, tient dans des ordonnances qui ne sont pas encore signées. Ces trois mois doivent contenir deux ordonnances, vingt-six consultations provinciales, des assises nationales à Kinshasa et l'adoption d'un Pacte national.
Le président Félix Tshisekedi a consacré une part de son allocution du 27 août à une question qu'il pose lui-même : « Pourquoi, soixante-six ans après l'indépendance, notre pays reste-t-il confronté aux mêmes fragilités, aux mêmes fractures et au retour régulier des mêmes crises ? » Il écarte lui-même la mise en cause d'acteurs : la réponse « ne réside ni dans la condamnation d'un camp, ni dans la mise en accusation d'une communauté ou d'une génération », a-t-il déclaré. Ce qu'il met en cause est une méthode, celle des dialogues congolais successifs, et il en tire un instrument précis : une matrice publique de mise en œuvre.
Le président Félix Tshisekedi a déclaré lancé, jeudi 27 août à Kinshasa, le processus du Dialogue national pour la paix, la cohésion et la refondation de l'État. Sa durée est limitée à trois mois au maximum.
Le président Félix Tshisekedi a fait de l'ancrage territorial la marque du Dialogue national qu'il a lancé jeudi 27 août. « Il ne commencera pas à Kinshasa, mais au cœur de nos 26 provinces, de nos territoires et de nos communautés », a-t-il déclaré. Le point d'entrée du processus est précis : un forum préliminaire « au chef-lieu provincial ». Dans deux provinces au moins, ce chef-lieu n'est plus administré par l'État congolais.
1908, 1950, 1885, puis l'indépendance. De la Constitution de Luluabourg à la loi de 2004, la date qui détermine qui est Congolais d'origine a bougé quatre fois. La population, elle, n'a pas bougé.
Le président en exercice de l'Union africaine arrive à Kinshasa le 20 août avec ce que les Congolais lui ont dit à Bujumbura. Cinq semaines après l'annonce du dialogue, l'ordonnance de convocation n'existe toujours pas.
Édito. « Les linges sales se lavent en famille » : la formule de Martin Fayulu déclasse le vocabulaire de la guerre, efface 7,3 millions de déplacés et désarme les leviers obtenus à Washington et à Doha.
Martin Fayulu affirme depuis Paris que Joseph Kabila et Corneille Nangaa sont parties prenantes du dialogue national. Kinshasa s'y oppose. Le désaccord ne porte plus sur une date mais sur une liste.