Selon l'INSP, 11 360 personnes contacts étaient suivies au 2 juillet, dont 81,8 % vues en vingt-quatre heures. Un maillage humain qui conditionne l'issue de la 17e épidémie.
En un mois, l'épidémie d'Ebola est passée de 15 à 33 zones de santé, sans quitter trois provinces de l'Est. Son front le plus avancé, à Nia-Nia, fait redouter un saut vers la Tshopo.
Le dernier rapport de l'INSP, arrêté au 2 juillet, fait état de 1 502 cas confirmés et 473 décès. La riposte enregistre 213 guérisons et un premier essai de traitement à Bunia, mais reste entravée par l'insécurité.
Le taux de décès parmi les cas confirmés d'Ebola est passé d'environ 18 % début juin à plus de 30 % fin juin. Une courbe qui en dit long sur les retards de prise en charge.
L'épidémie de l'Ituri n'est pas due au virus Ebola le plus connu, mais à la souche Bundibugyo, identifiée en 2007. Le vaccin Ervebo n'est pas homologué contre elle, ce qui change toute la riposte.
La règle sanitaire des 21 jours structure la riposte contre Ebola en Ituri. Sur la frontière ougandaise, elle percute le commerce et fait monter les prix.
Face à l'Ebola qui progresse en Ituri, des sénateurs démocrates déposent un texte pour ramener les États-Unis dans l'OMS. Un acte de pression, pas encore une loi.
Face à une épidémie qui gagne du terrain dans l'est de la RDC, l'Organisation mondiale de la santé passe à l'offensive thérapeutique. Elle lance un essai clinique de deux traitements expérimentaux, le MBP134 et le remdesivir, contre la souche Bundibugyo du virus Ebola. L'annonce a été faite le 24 juin. L'essai devait démarrer dès la semaine suivante. L'enjeu est simple : réduire la mortalité.
116 cas pour l'OMS, plus de mille pour le ministère: les bilans de l'épidémie d'Ebola 2026 semblent se contredire. La grille pour comprendre confirmés, suspects, périmètres et dates.
Samantha Power, qui a dirigé l’agence américaine d’aide sous Joe Biden, affirme que le démantèlement de l’USAID a contribué à l’emballement de l’épidémie d’Ebola en RDC et en Ouganda. Washington dément tout effet. Pour Kinshasa, la polémique met à nu le coût d’une riposte sanitaire suspendue à un bailleur étranger.