Santé Ebola en RDC : le bilan officiel monte à 2 011 cas et 754 décès, l’épidémie touche 42 zones de santé
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Ebola en RDC : le bilan officiel monte à 2 011 cas et 754 décès, l’épidémie touche 42 zones de santé

Le dernier rapport de l’INSP, arrêté au 13 juillet, fait état de 2 011 cas confirmés et de 754 décès dans cinq provinces. Le président Félix Tshisekedi a nommé un manager de terrain, tandis que le Sud-Kivu n’enregistre plus de cas depuis quarante-sept jours.

Ebola en RDC : le bilan officiel monte à 2 011 cas et 754 décès, l’épidémie touche 42 zones de santé
AFP

La Rédaction
Kinshasa - 14 JUILLET 2026 - 07:10 WAT · 3 min de lecture

Le dernier bilan officiel de l’épidémie de maladie à virus Ebola en République démocratique du Congo, arrêté au 13 juillet et rendu public le lendemain, fait état de 2 011 cas confirmés et de 754 décès, soit un taux de létalité global de 37,5 %. Selon ce rapport de situation de l’Institut national de santé publique (INSP), diffusé par le ministère de la Communication et des Médias, 366 personnes ont été déclarées guéries et 753 patients demeurent en isolement ou hospitalisés. Le suivi des contacts s’établit à 67,4 %. Ces chiffres, précise l’INSP, ont été réactualisés après le nettoyage et l’harmonisation de la base de données DHIS2.

La géographie de l’épidémie couvre désormais cinq provinces et quarante-deux zones de santé. L’Ituri reste l’épicentre, avec 26 de ses 36 zones de santé atteintes, et concentre la majorité des nouveaux cas. Le Nord-Kivu compte onze zones de santé touchées, la Tshopo trois, dont Makiso-Kisangani, le Haut-Uélé une seule, à Wamba, et le Sud-Kivu une, à Miti-Murhesa.

C’est de cette dernière province que vient le signal le plus encourageant. Au Sud-Kivu, aucun nouveau cas confirmé n’a été enregistré depuis quarante-sept jours, et quinze guérisons y ont été rapportées sur la période. Le seuil de quarante-deux jours sans nouveau cas, soit deux fois la durée maximale d’incubation, est celui que retiennent les autorités sanitaires pour considérer qu’une chaîne de transmission est interrompue.

Sur le plan de la riposte, le 13 juillet, le président Félix Tshisekedi a présidé la quatrième réunion de la Task Force nationale et désigné le docteur Steve Ahuka, chef du département de virologie de l’INRB, comme manager de terrain de la riposte. Invité à la réunion, le chargé d’affaires de l’ambassade des États-Unis, Lan J. McCary, a réaffirmé le soutien de Washington. « Nous avons consacré plus de 600 millions de dollars pour soutenir la riposte ; nous continuons dans la même voie », a-t-il assuré. Le ministre de la Santé, Roger Kamba, a de son côté insisté sur les progrès. « Ce n’est pas une question de pourcentage, mais de nombre : plus de 300 personnes sont déjà guéries de cette maladie », a-t-il déclaré, cité par Radio Okapi.

La réponse reste néanmoins sous tension. Le plan conjoint du gouvernement et de l’OMS, évalué à 510 millions de dollars, n’était financé qu’à hauteur de 35 % à la mi-juin, et une grève de prestataires réclamant le paiement de leurs primes a fragilisé le dispositif. L’insécurité, entretenue par des groupes armés comme la CODECO et les ADF, limite l’accès des équipes, et un centre de traitement a été attaqué et incendié début juillet en Ituri.

Contre la souche Bundibugyo, à l’origine de l’épidémie, il n’existe à ce jour ni vaccin homologué ni traitement spécifique, le vaccin Ervebo ne protégeant que contre la souche Zaïre. Un essai clinique, baptisé PARTNERS, évalue depuis début juillet deux traitements expérimentaux. Les autorités invitent la population à signaler tout cas suspect au numéro vert 151.

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B
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