Sports Joris Kayembe : deux fois Diable rouge avant de revenir
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Série Les Mondialistes — les 26 Léopards Partie 7 sur 7
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Partie 7 — Sports

Joris Kayembe : deux fois Diable rouge avant de revenir

Deux fois international belge, Joris Kayembe a fait le chemin inverse des binationaux et choisi la RDC « avec le cœur ». Portrait d'un ailier devenu latéral, de Porto à Houston.

Carte BETO « Les Mondialistes » : Joris Kayembe (12), RD Congo, Coupe du monde 2026
La Rédaction 30 juin 2026
La Rédaction
Kinshasa - 30 JUIN 2026 - 20:02 WAT · 3 min de lecture

Il avait déjà porté le maillot de la Belgique. Deux fois, en amical, à l’automne 2020. La plupart des binationaux rêvent de ce moment comme d’un aboutissement. Joris Kayembe, lui, a fait le chemin inverse. En 2023, il a dit non aux Diables Rouges et oui aux Léopards. « Ce choix du Congo, je l’ai fait avec mon cœur, expliquait-il un an plus tard. Pas pour des raisons sportives. Le coup de fil du coach est arrivé au bon moment. »

Le bon moment, pour un homme qui en avait connu beaucoup de mauvais. Né à Bruxelles en 1994, formé en Belgique puis repéré par le FC Porto à dix-neuf ans, Kayembe semblait promis à une grande carrière. Il a joué un seul match avec l’équipe première portugaise. Transféré à Nantes en 2017, dans le sillage du départ de Sérgio Conceição vers Porto, il n’y a disputé que trois rencontres de Ligue 1 en trois ans, rongé par les blessures. À vingt-cinq ans, l’ailier prometteur cherchait un endroit où exister.

Cet endroit fut Charleroi. C’est là, en 2020, qu’il a accepté de changer de poste. Ailier de formation, il est devenu latéral gauche par nécessité, après le départ d’un titulaire. La reconversion l’a sauvé. En trois saisons, il a disputé plus de cent matchs pour le Sporting, retrouvé de la régularité, et tapé dans l’œil du Racing Genk, qui l’a recruté en 2023 et lancé sur les scènes européennes.

Au même moment, il bascule en sélection. Sébastien Desabre l’appelle, et Kayembe répond. Il découvre une équipe nationale en pleine mue, où les conditions de travail n’ont plus rien à voir avec les clichés d’autrefois. « Contrairement au passé, on ne doit plus courir derrière nos primes, glissait-il. Mais je voulais aussi aller là-bas pour découvrir le pays et la culture. Je remercie Dieu aujourd’hui parce que ça se passe très bien. »

Le parcours congolais n’a pas été exempt de frayeurs. En juin 2025, lors d’un match de qualification contre Madagascar, il est sorti sur civière à la vingtième minute après un choc tête contre tête. Plus de peur que de mal. Quelques mois plus tard, il figurait dans la liste des 26 de Desabre pour le Mondial, aux côtés de l’autre latéral gauche de la maison, Arthur Masuaku.

À 31 ans, le revoilà donc au sommet, là où sa carrière avait flanché vingt ans plus tôt. Le 17 juin, à Houston, la RD Congo retrouve la Coupe du monde un demi-siècle après le Zaïre, et affronte d’emblée le Portugal. Desabre a prévenu : « La Coupe du monde, ce n’est pas le moment pour faire des tests. » Pour le couloir gauche, l’homme qui a choisi son pays avec le cœur sera prêt.

Sources : Foot RDC et Walfoot (entretien, septembre 2024) ; France 24 (liste des 26, mai 2026) ; Walfoot (juin 2025) ; Wikipédia ; L’Équipe.

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