Mines & Ressources Lualaba : la société civile de Fungurume accuse la garde de TFM de tirer à balles réelles sur des creuseurs clandestins
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Lualaba : la société civile de Fungurume accuse la garde de TFM de tirer à balles réelles sur des creuseurs clandestins

À Fungurume, dans la province du Lualaba, la société civile hausse le ton. Elle accuse la garde de l'entreprise Tenke Fungurume Mining, TFM, de tirer à balles réelles pour empêcher des creuseurs clandestins d'entrer dans la concession minière. Les tirs, décrits comme quasi quotidiens, atteindraient aussi des habitations et des passants. L'accusation, portée le 30 juin, reste à ce stade non confirmée par l'entreprise et par les autorités.

Lualaba : la société civile de Fungurume accuse la garde de TFM de tirer à balles réelles sur des creuseurs clandestins
AFP

La Rédaction
Kinshasa - 2 JUILLET 2026 - 09:15 WAT · 2 min de lecture

À Fungurume, dans la province du Lualaba, la société civile hausse le ton. Elle accuse la garde de l’entreprise Tenke Fungurume Mining, TFM, de tirer à balles réelles pour empêcher des creuseurs clandestins d’entrer dans la concession minière. Les tirs, décrits comme quasi quotidiens, atteindraient aussi des habitations et des passants. L’accusation, portée le 30 juin, reste à ce stade non confirmée par l’entreprise et par les autorités.

Une concession, plusieurs forces armées

Selon les acteurs locaux, plusieurs quartiers sont touchés, autour des blocs BCP de Mwelapande, Mutende et Dipeta. Des habitants disent vivre au rythme des détonations. « Il y a de plus en plus de coups de feu. Nous avons des petits enfants qui sont exposés », rapporte un résident de Fungurume. Un autre décrit une peur permanente. « Insécurité totale. Ces jours-ci, il n’y a que des balles qui sifflent et qui percent les toitures », témoigne-t-il. La société civile fait état de blessés parmi les civils, sans avancer de bilan précis.

La zone concentre plusieurs dispositifs de sécurité : la garde de TFM, la police des mines et des éléments des Forces armées de la RDC. La tension entre l’entreprise et les creuseurs artisanaux n’est pas nouvelle. En avril déjà, la mort d’un creuseur dans la concession avait déclenché des manifestations et fait des victimes. Le contentieux mêle enjeux de sécurité, de survie économique et de partage de l’espace minier. Il se double, ces dernières semaines, de mouvements sociaux au sein même de l’entreprise.

À ce stade, ni la direction de TFM, ni le maire de Fungurume, ni les autorités provinciales n’ont réagi publiquement. La société civile demande une intervention rapide des pouvoirs publics pour faire cesser les tirs et protéger les habitants. Une accusation de cette gravité appelle une vérification indépendante et le point de vue de l’entreprise. Les faits allégués, les circonstances et l’éventuel bilan humain devront être établis. En l’état, ce sont des accusations documentées par des témoignages, pas un constat vérifié.

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