Politique Révision constitutionnelle : l’Union Sacrée hausse le ton et charge la CENCO
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Révision constitutionnelle : l’Union Sacrée hausse le ton et charge la CENCO

L'Union Sacrée de la Nation a accusé ce 23 juin la CENCO de « subversion » et réaffirmé son soutien à la révision constitutionnelle, dans un communiqué à Kinshasa.

Révision constitutionnelle : l’Union Sacrée hausse le ton et charge la CENCO
AFP

La Rédaction
Kinshasa - 23 JUIN 2026 - 21:37 WAT · 2 min de lecture

KINSHASA — L’Union Sacrée de la Nation a accusé ce mardi 23 juin la Conférence épiscopale nationale du Congo de « subversion » et réaffirmé son soutien à la révision constitutionnelle.

Dans un communiqué publié à Kinshasa, la coalition au pouvoir condamne « avec la dernière énergie » la déclaration des évêques catholiques du 20 juin contre la révision, qu’elle qualifie d’« acte de subversion » contre les institutions de la République. La CENCO, l’une des voix morales les plus écoutées du pays, s’est opposée à plusieurs reprises à une modification de la Constitution en pleine guerre à l’Est.

Le texte va plus loin. La coalition pro-Tshisekedi accuse certains membres de la conférence épiscopale d’agir de concert avec l’ancien président Joseph Kabila, le président rwandais Paul Kagame et la rébellion de l’AFC/M23. Le communiqué ne présente pas d’éléments à l’appui de ces accusations.

L’Union Sacrée rappelle que la RDC est un État laïc et soutient qu’aucune institution religieuse ne peut « se substituer au peuple souverain » sur une question d’ordre constitutionnel. Elle appelle les évêques à « faire preuve de retenue » et invite la population à la « vigilance face à la manipulation ».

La coalition réaffirme en conclusion son engagement en faveur du référendum constitutionnel et sa « loyauté indéfectible » au président Félix Tshisekedi.

La conférence épiscopale n’avait pas réagi à ces accusations dans l’immédiat. Sa déclaration du 20 juin s’inscrit dans une opposition constante de l’Église catholique à une révision que ses détracteurs lisent comme une manœuvre de maintien au pouvoir, ce que la majorité conteste.

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