Football L’incroyable Coupe du monde d’Aaron Wan-Bissaka, pilier défensif des Léopards de la RDC

L’incroyable Coupe du monde d’Aaron Wan-Bissaka, pilier défensif des Léopards de la RDC

À 28 ans, le latéral de West Ham a disputé chaque minute du premier Mondial de la RD Congo depuis 1974. Un sauvetage sur sa ligne devant Marcus Rashford aura résumé un tournoi où la défense congolaise a longtemps tenu, avant de céder face à l'Angleterre en seizièmes de finale.

L’incroyable Coupe du monde d’Aaron Wan-Bissaka, pilier défensif des Léopards de la RDC
AFP

La Rédaction
Kinshasa - 2 JUILLET 2026 - 10:14 WAT · 3 min de lecture

Atlanta, mercredi 1er juillet, première période du seizième de finale contre l’Angleterre. Noni Madueke centre depuis la droite, le ballon file au second poteau, Marcus Rashford surgit. Sur la ligne, Aaron Wan-Bissaka repousse. Le score reste vierge côté anglais jusqu’à la pause. Ce geste a fait le tour des réseaux dans la nuit. Il condense ce qu’a été le Mondial du latéral de West Ham avec les Léopards.

La RD Congo disputait sa première Coupe du monde depuis l’édition ouest-allemande de 1974, celle du Zaïre. Cinquante-deux ans plus tard, les hommes de Sébastien Desabre sont sortis d’une poule relevée, le groupe K, aux côtés du Portugal, de la Colombie et de l’Ouzbékistan. Un match nul contre le Portugal, une défaite contre la Colombie, puis une victoire 3-1 contre l’Ouzbékistan ont suffi pour terminer troisièmes et se qualifier parmi les meilleurs troisièmes.

Chaque minute sur le terrain

Wan-Bissaka a joué l’intégralité de la compétition. La FIFA a relevé 148 sprints pour le défenseur sur l’ensemble du tournoi, l’un des volumes de course les plus élevés de la sélection. Le latéral s’est surtout signalé par sa couverture et son placement dans les duels, la marque de fabrique qui l’a fait connaître en Premier League.

Né à Londres, formé à Crystal Palace puis passé par Manchester United avant de rejoindre West Ham en 2024, Wan-Bissaka était éligible à l’Angleterre, son pays de naissance. La fédération congolaise a mis près d’un an à le convaincre de changer d’association. Le sélectionneur Sébastien Desabre et le directeur technique Gabriel Zakuani se sont déplacés jusque chez ses parents pour défendre le projet congolais.

Avant d’affronter l’Angleterre, Desabre avait replacé le duel dans son contexte. « Nous avons des joueurs de Premier League qui connaissent bien cet adversaire, certains sont même nés en Angleterre, et c’est toujours une source de motivation. Mais la première des motivations, c’est d’affronter un adversaire sérieux comme l’Angleterre ou n’importe quelle nation du top cinq mondial », a déclaré le technicien français en conférence de presse.

Un mur qui a fini par céder

Le scénario du seizième de finale a d’abord souri aux Léopards. Brian Cipenga a ouvert le score dès la septième minute, sur un centre de Chancel Mbemba, en trompant Jordan Pickford à son premier poteau. La RD Congo a tenu son avantage plus d’une heure. L’entrée d’Anthony Gordon a fait basculer la rencontre : Gordon a servi Harry Kane pour l’égalisation de la tête à la 75e minute, puis Kane a inscrit le but de la victoire à la 86e. Score final, 2-1 pour l’Angleterre.

Au coup de sifflet final, Desabre a assumé la déception sans renier le parcours. « On est déçus parce qu’on y a cru », a reconnu le sélectionneur, qui a salué la « résilience » d’un groupe à l’image du pays.

Passé de Manchester United à West Ham en 2024, Wan-Bissaka a trouvé en sélection congolaise le rôle central qui lui échappait en Angleterre. Pour la RD Congo, l’apport du latéral s’inscrit dans un cap plus large : la sélection sort de ce Mondial avec un socle d’expérience et de nouvelles échéances continentales devant elle.

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