Économie Climat des affaires : la RDC a sept semaines pour convaincre la Banque mondiale
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Climat des affaires : la RDC a sept semaines pour convaincre la Banque mondiale

Kinshasa a jusqu'au 1er septembre pour appliquer une série de mesures rapides et soigner son classement dans le nouvel indice Business Ready. Sur le terrain, les praticiens rappellent que le vrai frein n'est pas la loi, mais son application.

Le chef de l’État congolais, Félix Tshisekedi. ©️ Presidence RDC
AFP

La Rédaction
Kinshasa - 14 JUILLET 2026 - 11:52 WAT · 3 min de lecture

Le compte à rebours est lancé. Le 10 juillet, en Conseil des ministres, le ministre du Plan a fixé une échéance au gouvernement, le 1er septembre 2026, date à laquelle la Banque mondiale clôt la collecte des données de son évaluation Business Ready, le B-Ready, qui a succédé à l’ancien rapport Doing Business. D’ici là, une feuille de route de « Quick Wins », des mesures à effet rapide, doit être appliquée. Le compte-rendu du Conseil décrit des mesures « devant impérativement être mises en œuvre avant le 1er septembre 2026, date de clôture de la collecte des données de la Banque mondiale », et vise d’abord la qualité des services publics et la disponibilité de l’information pour les usagers.

Le pari ne part pas de zéro. En 2025, la RDC avait obtenu une note de 63,61 sur le pilier du cadre réglementaire, un score que le gouvernement juge supérieur à celui de plusieurs économies comparables. Le ministre l’a reconnu, le texte existe, souvent, c’est son application qui pèche. La feuille de route mise donc sur des gains administratifs immédiats plutôt que sur de nouvelles lois.

L’enjeu tient en un mot, le signal. Un bon classement B-Ready pèse sur la confiance des investisseurs, sur le développement du secteur privé et, à terme, sur la capacité du pays à attirer des capitaux ailleurs que dans les mines. La Banque mondiale a fait de cet indice une vitrine, notée pays par pays selon une méthode uniforme.

Reste que le classement se joue sur le papier, et le climat des affaires sur le terrain. En avril, des avocats, juristes et opérateurs réunis à Kinshasa pour les premières Journées congolaises du droit des affaires, à l’initiative du cabinet Dentons Paty Liongo & Associates avec l’ANAPI et la Fédération des entreprises du Congo, avaient dressé la liste de freins têtus, la lenteur dans l’application des réformes, la corruption, la multiplication des taxes illégales, le harcèlement fiscal. Leurs remèdes, digitaliser les procédures fiscales, sécuriser l’investissement contre la corruption, simplifier la création d’entreprise.

« Nous voulons offrir un espace où praticiens du droit, décideurs et opérateurs économiques peuvent débattre des enjeux communs liés au droit des affaires », y expliquait Maître Paty Liongo Bootsi, associé gérant du cabinet.

Entre l’échéance de septembre et ces obstacles de fond, l’écart mesure toute la difficulté de l’exercice. Améliorer une note en sept semaines relève du réglage. Changer le quotidien d’un entrepreneur congolais, confronté au guichet, au contrôleur et à la taxe, prend davantage. La Banque mondiale notera un dispositif. Les entreprises, elles, vivront la mise en œuvre.

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B
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