Le septième cas de la Tshopo, confirmé le 29 juillet, est rattaché par la province à la zone de santé de Wanie-Rukula. Le COUSP ne l'inscrit pas encore à ses cumuls, qui restent à 49 zones touchées.
Le rapport n°078 du COUSP décrit des indicateurs logistiques dégradés au Nord-Kivu : cinquante motos sur cent, cinq ambulances sur trente, aucun centre de transit construit sur trente-six. La province affiche par ailleurs le meilleur taux d'investigation des alertes du pays.
Le pilier continuité des services essentiels chiffre la gratuité des soins en Ituri à un besoin mensuel de 2,2 à 4 millions de dollars pour 163 établissements. La directive interdisant tout paiement et la contractualisation restent à réaliser.
Le rapport n°078 du COUSP porte à 141 le nombre d'agents de première ligne confirmés en Ituri, pour 41 décès. L'écart avec la veille tient à la seule ligne de Mongbwalu, recalculée, et trois soignants restent sans statut renseigné.
Le rapport n°077 du COUSP, arrêté au 30 juillet, recense cinq incidents d'acceptation communautaire. À Kasitu, à six kilomètres de Beni, des tirs de sommation ont été nécessaires lors de l'inhumation d'un cas confirmé.
Le rapport n°078 du COUSP porte le cumul à 3 674 cas confirmés et 1 621 décès, pour une létalité de 44,1 %. Le fait du jour vient d'une province sans nouveau cas : le Sud-Kivu, classé en fin de suivi la veille, place 55 contacts sous surveillance après un décès importé de la Tshopo.
Le poste de santé Zawadi puis le centre médical Chrinovic ont brûlé les 28 et 29 juillet 2026 à Butembo. Les auteurs sont inconnus, la rumeur accuse les soignants, et la létalité locale d’Ebola a atteint 78 %.
Une enquête relayée par la revue Science situe les premiers foyers de la 17e épidémie d’Ebola en janvier 2026 à Mongbwalu, en Ituri, soit quatre mois avant la déclaration du 15 mai. Ses auteurs estiment à plus de 500 le nombre de cas suspects survenus dans l’intervalle.
Le rapport de situation arrêté au 30 juillet porte le cumul à 3 605 cas confirmés et 1 587 décès. Pour la première fois depuis plusieurs jours, une nouvelle zone de santé entre dans la liste officielle : Kabondo, à Kisangani. Le suivi des contacts recule à 75,3 %.
3 200 cas confirmés et 1 405 décès en soixante et onze jours : aucune épidémie déclarée en RDC n'avait progressé à ce rythme. Souche sans vaccin ni traitement, sous-détection établie dès la première semaine, géographie de l'Ituri et contexte d'insécurité : les quatre facteurs documentés qui expliquent cette vitesse.