Santé Ebola en RDC : 3 605 cas confirmés et 1 587 décès au 30 juillet, une 49e zone de santé touchée à Kisangani
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Ebola en RDC : 3 605 cas confirmés et 1 587 décès au 30 juillet, une 49e zone de santé touchée à Kisangani

Le rapport de situation arrêté au 30 juillet porte le cumul à 3 605 cas confirmés et 1 587 décès. Pour la première fois depuis plusieurs jours, une nouvelle zone de santé entre dans la liste officielle : Kabondo, à Kisangani. Le suivi des contacts recule à 75,3 %.

Ebola en RDC : 3 605 cas confirmés et 1 587 décès au 30 juillet, une 49e zone de santé touchée à Kisangani
AFP

La Rédaction
Kinshasa - 1 AOÛT 2026 - 00:38 WAT · 4 min de lecture

Le dernier bilan officiel de la 17e épidémie de maladie à virus Ebola, arrêté au 30 juillet et publié le 31, porte le cumul à 3 605 cas confirmés et 1 587 décès parmi ces cas dans les cinq provinces touchées : Haut-Uélé, Ituri, Nord-Kivu, Sud-Kivu et Tshopo. Le rapport de situation recense 651 personnes guéries et 748 patients en isolement ou hospitalisés. La létalité globale, provisoire, s’établit à 44,0 % et le suivi des contacts à 75,3 %, pour un seuil opérationnel de 95 % fixé par la riposte. Le nombre de zones affectées passe à 49 des 140 zones de santé que comptent ces cinq provinces.

C’est le fait du jour. Les trois points précédents, dont celui du 29 juillet, portaient tous la même mention : aucune nouvelle zone de santé affectée, le cumul restait bloqué à 48. La mention disparaît du bulletin du 30 juillet. Une seule zone entre dans la liste, Kabondo, zone de santé urbaine de Kisangani, qui rejoint Lubunga, Makiso-Kisangani et Mangobo. La Tshopo compte désormais quatre zones affectées sur vingt-trois, et une cinquième, Wanie-Rukula, est signalée par la province sans être encore intégrée aux cumuls officiels. Le rapport de situation ne détaille pas les cas par province : il ne dit ni combien de malades Kabondo compte, ni à quelle date la zone a basculé, ni s’il s’agit de confirmations nouvelles ou d’un reclassement après nettoyage de la base de données. Le dernier document épidémiologique complet, le rapport n°074 du Centre d’opérations d’urgence de santé publique, arrêtait la Tshopo à cinq cas et quatre décès au 27 juillet, avec treize jours sans nouveau cas confirmé.

Sur vingt-quatre heures, le cumul progresse de 73 cas et 31 décès. Les guéris gagnent 25 unités, les patients en isolement reculent de 807 à 748. La létalité passe de 44,1 % à 44,0 %, un dixième de point qui ne dessine aucune inflexion : calculée sur les seuls cas confirmés, elle reste dans la fourchette haute des 30 à 50 % documentés pour la souche Bundibugyo, dont la vitesse de propagation obéit à des facteurs désormais identifiés. Le mouvement le plus net du bulletin est ailleurs : le suivi des contacts perd 3,4 points en une journée, de 78,7 % à 75,3 %. « Les performances du suivi des contacts restent insuffisantes et nécessitent un renforcement des activités de surveillance », écrivait déjà le Centre d’opérations d’urgence dans son rapport du 27 juillet.

Les faits saillants du bulletin insistent, eux, sur la consolidation de la prise en charge et la mobilisation des dispositifs d’alerte. « Les équipes de riposte intensifient leurs interventions dans les zones déjà affectées, ce qui contribue à stabiliser la situation sur le terrain et à limiter l’émergence de nouveaux foyers », indique la planche officielle, qui rappelle que ces données « demeurent réactualisées et susceptibles d’évoluer » après nettoyage et harmonisation de la base DHIS2.

Deux avancées de terrain, annoncées le 30 juillet par l’Institut national de santé publique, éclairent cette ligne. Dans la sous-coordination de Mongbwalu, en Ituri, l’aire de santé d’Andisa s’est rouverte aux équipes après des mois de fermeture. L’institut écrit : « Longtemps restée inaccessible aux équipes de riposte en raison de l’insécurité et de la présence de groupes armés, cette aire de santé a désormais donné son accord pour la mise en œuvre des interventions de santé publique. » La percée a été obtenue sous la conduite du coordonnateur de la sous-coordination de Mongbwalu, avec l’appui de l’Organisation mondiale de la santé, de FHI 360, d’Africa CDC et de la Croix-Rouge. Des matelas et des intrants médicaux ont été remis au centre de santé local. Plus à l’ouest, dans le Bas-Uélé, province encore épargnée, des équipes multidisciplinaires ont été déployées dans les zones de santé de Vianda, Poko et Ganga, jugées prioritaires en raison de leur niveau de risque, pour y renforcer la surveillance et la prévention avant toute apparition de cas.

La riposte continue de se conduire sans vaccin ni traitement homologué : aucun produit n’est enregistré contre la souche Bundibugyo, l’Ervebo ne couvrant que la souche Zaïre. Un candidat vaccin, le ChAdOx1 BDBV, est entré le 24 juillet en essai clinique de phase 1, étape destinée à évaluer son innocuité et la réponse immunitaire qu’il déclenche, très en amont de toute utilisation de terrain.

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B
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