Culture & Arts RDC : trois semaines avant l’ouverture, le report du festival de Kinshasa est recommandé

RDC : trois semaines avant l’ouverture, le report du festival de Kinshasa est recommandé

Le Conseil des ministres du 14 août recommande d'envisager le report du Festival mondial de la musique et du tourisme, prévu du 2 au 4 septembre à Kinshasa, et acte la participation congolaise à Yeosu.

RDC : trois semaines avant l’ouverture, le report du festival de Kinshasa est recommandé
AFP

Rédaction Kinshasa
Kinshasa - 17 AOÛT 2026 - 13:57 WAT · 4 min de lecture

La deuxième édition du Festival mondial de la musique et du tourisme devait se tenir à Kinshasa du 2 au 4 septembre 2026. Le Conseil des ministres du 14 août a recommandé au ministre du Tourisme d’en « envisager l’organisation fin septembre ou début octobre prochain ». La raison tient en une ligne du compte rendu : « la coïncidence de dates notamment avec la prochaine rentrée scolaire ».

Trois semaines séparaient le Conseil de la date initialement retenue. Le thème annoncé était « Promotion de la RDC comme destination touristique, culturelle et d’investissement », et l’objectif de faire du festival « une plateforme internationale de promotion de notre pays comme destination touristique, culturelle et d’investissement, contribuant au développement économique, à la création d’emplois et au rayonnement international du pays ». Le compte rendu indique que « les retombées majeures et les résultats attendus » ont été expliqués de fond en comble. Il n’en publie aucun.

Le second volet de la note porte sur la participation de la République démocratique du Congo à l’Exposition mondiale des îles Yeosu, en Corée du Sud, prévue du 5 septembre au 4 novembre 2026. Deux mois de présence, sur lesquels le ministre a sollicité « l’accompagnement du Gouvernement », formule qui désigne un besoin de financement sans le chiffrer.

Ce que le calendrier dit du dossier

Trois semaines avant l’échéance du 2 septembre, un festival international a des artistes sous contrat, des vols réservés, des salles louées et des partenaires engagés. Le compte rendu n’indique ni qui supporte le coût d’un glissement d’un mois, ni si les engagements déjà pris le permettent.

Le motif invoqué, la rentrée scolaire 2026-2027, est le même dossier que la Première ministre a placé en tête de son intervention du 14 août, en demandant à six ministres l’état d’exécution des engagements pris envers les partenaires sociaux. La rentrée n’entre donc pas seulement en concurrence avec le festival sur le calendrier, elle y entre sur les priorités.

Le tourisme est décrit dans la note comme « un levier stratégique d’influence », et la RDC doit y « mettre en valeur ses immenses potentialités touristiques et naturelles » et « bâtir de nouveaux partenariats dans divers domaines ». Ces potentialités ont un contenu documenté, le Parc national des Virunga en tête, dont l’aire protégée abrite plus de 540 éléphants estimés et a enregistré treize naissances de gorilles de montagne depuis janvier 2026. Le compte rendu ne cite aucun site.

Trois chiffres manquent pour juger les deux opérations, sur lesquelles le ministre a sollicité l’accompagnement du gouvernement : le budget de la deuxième édition du festival, le coût des deux mois de présence à Yeosu, et le nombre de touristes internationaux accueillis par le pays sur la dernière année connue.

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B
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