Des contrevenants forcés de faire des pompes, des coups de fouet dénoncés : un « bâtisseur » a-t-il le droit de punir un citoyen ? La réponse du droit congolais est nette, et rejoint celle du commandant du Service national lui-même.
Deux semaines après le lancement de ses opérations, la Task Force présidentielle d'assainissement de Kinshasa a transformé quelques artères, essuyé des attaques et suscité autant d'espoirs que de doutes. Avancées par commune, difficultés, impact sur les Kinois : l'état des lieux.
La Coalition Article 64 marche le 22 juillet vers le Palais de la Nation. Ses revendications, la riposte de l'Union sacrée et de l'UDPS, le régime juridique de la manifestation et la mémoire des marches réprimées : le grand format d'anticipation.
Deuxième religion du pays, des milliers de temples, des dîmes encaissées par mobile money, aucun bilan public et un permis de culte facturé sans traçabilité. Enquête sur la puissance financière des Églises de réveil, devenue actrice de la bataille constitutionnelle.
80 % de l'exercice pharmaceutique est illégal, des milliers d'officines hors la loi à Kinshasa, et jusqu'à 500 000 morts par an en Afrique subsaharienne. Enquête sur le marché des faux médicaments et sur ce qu'il coûte en vies.
Un passeport à 75 dollars, un visa Schengen refusé près d'une fois sur trois, des passeurs et une route des Amériques à 10 000 dollars. Enquête chiffrée sur ce que coûte quitter le Congo, et sur ceux qui se rémunèrent au passage.
Un enterrement modeste vaut trois ans de revenu, les morgues débordent et les cimetières saturés refoulent les corps aux confins de la ville. Enquête sur le prix et la géographie de la mort à Kinshasa.
À la sortie du Conseil des ministres, l'exécutif a annoncé un consensus et la levée de la grève des médecins. Le syndicat dément aussitôt, et les couloirs des hôpitaux publics restent vides.
Véhicules brûlés après chaque mort sur la chaussée, vide réglementaire de quinze ans, force convoitée par le politique : à Kinshasa, les wewa forment une bombe à retardement que l'État laisse rouler.