En ouvrant le dialogue, le camp présidentiel reprend la main sur un mot qui appartenait à l'opposition, sans rien concéder d'écrit. Ce que Tshisekedi et l'Union sacrée jouent dans la séquence : l'initiative, le texte constitutionnel intact, et le stylo de la convocation.
Derrière un front uni contre la révision constitutionnelle, l'opposition congolaise avance en ordre dispersé. Ce que le dialogue et la marche du 22 juillet révèlent de ses calculs : l'urne pour Fayulu, la présidentielle pour Katumbi, la survie judiciaire pour le camp Kabila.
Après avoir annoncé le dialogue inclusif, le cardinal Fridolin Ambongo a lancé un appel qui n'épargne aucun camp : « c'est à nous tous, ceux qui sont au pouvoir tout comme ceux qui sont dans l'opposition, de s'inscrire dans cette dynamique. »
Le 7 août 1991, au Palais du peuple, des Congolais s'asseyaient pour refonder leur pays. Le 17 juillet 2026, un cardinal sortait d'une audience pour annoncer que le chef de l'État avait « levé l'option » d'un dialogue entre fils et filles du Congo. Trente-cinq ans séparent les deux dates. Entre elles, le pays s'est assis cinq fois. Cinq fois, il s'est relevé avec un organigramme. Et cinq fois, la question qui l'avait fait s'asseoir est restée sur la table.
Le 6 juillet, au retour de Bujumbura, BETO décrivait ici une mécanique simple : une coalition qui n'existe que par un refus survit tant qu'on ne lui demande rien d'autre que de refuser. Onze jours plus tard, on lui demande autre chose. En annonçant que le chef de l'État a « levé l'option » d'un dialogue inclusif, le cardinal Fridolin Ambongo a posé sur la table de l'opposition la seule question qu'elle avait réussi à ne pas trancher : dire oui, à quoi, et à quel prix.
Le cardinal Fridolin Ambongo, archevêque de Kinshasa, a prononcé cette phrase devant une caméra de la Présidence, le vendredi 17 juillet, à la sortie d'une audience avec le chef de l'État. Trois autres responsables de confessions religieuses se tenaient à ses côtés. Aucun d'eux n'a parlé. En dix-huit jours, la ligne que Félix Tshisekedi tenait publiquement depuis son adresse à la Nation du 29 juin a bougé.
Au terme de sa visite d’État de 48 heures à Kinshasa, le président burundais Évariste Ndayishimiye a appelé les Congolais à l’unité « face à un ennemi commun », lors d’une allocution recueillie par BETO.
L'agence de l'Union Africaine spécialisée pour soutenir les États membres dans leurs efforts pour renforcer les systèmes de santé grâce au renforcement des capacités annonce l'envoie à Beni de son personnel ayant travaillé dans la province de l'Equateur lors de la dernière épidémie d'Ebola.
La succession de la présidente de la Commission de l’Union africaine Nkosazana Dlamini-Zuma (67 ans) était l’un des dossiers majeurs du 27è Sommet ordinaire de…